Publié par : nico nsb | septembre 15, 2019

EF 2019

Etrange Festival - 2019-01

Etrange, étrange festival…

Publié par : nico nsb | septembre 11, 2019

Le son de la rentrée : CHELSEA WOLFE

Chelsea Wolfe - 2019-02

Grosse actualité musicale car après HTRK et Iggy Pop, c’est à présent au tour de l’Américaine Chelsea Wolfe de sortir un nouvel album. Et encore une merveille qui vient s’ajouter à une discographie impressionnante ! On serait tenté de dire que ‘The Birth of Violence‘ est un album plutôt acoustique après le virage très metal de ses précédentes productions ; c’est vrai, mais en partie car les guitares rugissantes ne sont jamais loins. On retrouve encore et toujours ce rock gothique féminin qui se démarque largement de la concurrence. Un son qui colle à l’intime, au plus près des émotions les plus secrètes, tout en s’ouvrant sur de vastes paysages magnifiques et sauvages. 

L’un des titres s’intitule ‘American Darkness’ et résume parfaitement cette artiste. Chelsea Wolfe se tient sur la frontière, pas trop loin de la civilisation (mais pas trop près non plus) et au contact de la nature (l’album s’achève sur ‘The Storm’, non pas une chanson mais un enregistrement où raisonnent le tonnerre et la pluie). Une position inconfortable, comme le sentiment de n’être à sa place ni d’un côté ni de l’autre. Mais une position propice à la création et idéale pour donner naissance à de grands albums.

Chelsea Wolfe - Birth of violence-LP cover

« I sedated myself, just to be close to you

I am the daughter of sorrow

Keep looking – you’re gonna find me

Teeth ready, sharp, snarling

Oh, I’m waiting

With a tongue of silence, with a tongue of silence… »

(extrait de ‘Dirt Universe’, face B)

 Birth of Violence‘ est disponible en téléchargement, en CD, en vinyle noir ou vinyle couleur. Pressage impeccable, pochette gatefold/ouvrante avec un livret (contenant paroles et illustrations) et un coupon de téléchargement.

 

Publié par : nico nsb | septembre 10, 2019

Le son du jour : IC3PEAK

IC3PEAK - 2019-01

Le son du jour est une découverte, celle du groupe russe IC3PEAK, en activité depuis 2013. Son et images :

Nastya Kreslina et Nick Kostylev envisagent leur art comme un tout. En effet, ils travaillent aussi bien les sons, la voix, que leur apparence et leurs vidéo-clips. Ils ont compris que pour se démarquer des milliers (millions ?) de jeunes groupes surgissant sur internet partout dans le monde, il vaut mieux mettre le paquet. Et ils font ça très bien, avec une dimension subversive qui n’a rien de poseur dans la Russie actuelle :

Leurs textes et leurs clips n’ont pas seulement attiré l’attention du public international, mais malheureusement aussi celle des autorités russes. Comme Nastya et Nick le racontent en interviews, leurs concerts locaux, lorsqu’ils ne sont pas annulés pour diverses raisons, tendent à devenir une course du chat et de la souris avec la police (annonce du lieu du concert au dernier moment car pression sur les clubs souhaitant les accueillir, fouilles au corps des spectateurs et longue attente dans le froid avant de pouvoir accéder à la salle, coupure électrique…).

IC3PEAK - 2018-01

IC3PEAK racontaient en décembre 2018 sur leur page Facebook :

« In Saratov policemen with dogs searched for the bomb and drugs in the club, delaying the show for two hours making people freeze outside. In Voronezh the club entrance was blocked by the police and hundreds of our fans stayed outside hoping to listen to music while freezing once again. Policemen also beat our tour manager Oleg when he tried to let fans in. When we understood that cops won’t let anyone in, we just went outside and sang our songs together with the crowd. In Minsk, the department of ideology (yes, it is real) threatened the club with a huge fine if the owners won’t cancel the gig. We found another club, but after 20 minutes they cut down the power there. We went on singing with no sound.

This tour is the hardest thing we have ever done, but we still believe that if we stop they would win, so we go on. »

IC3PEAK - 2018-02

Et dans le pire des cas, s’ils devaient être interdits de se produire sur scène et de diffuser leur musique en ligne, ils devraient alors quitter leur pays. Mais leur priorité n’est pas de percer sur la scène internationale et de s’assurer une belle carrière en signant des contrats avec des vendeurs de smartphones ou de chaussures de sport (pièges à con : tu fais un hit, puis tu disparais). Ils sont Russes et leur premier public est la jeunesse russe. C’est pourquoi ils ont abandonné l’anglais de leurs débuts pour revenir à leur langue maternelle.

IC3PEAK - CKA3KA-LP

IC3PEAK c’est un son un peu inclassable. Musique électronique, certes, avec des influences gothique, rap, techno, noise. Leur troisième et dernier album en date, ‘CKA3KA‘ (2018), ressemble, comme la traduction semble l’indiquer, à un conte de fées. Mais alors à un conte de fées horrifique.

Leurs albums ainsi que leurs EPs, tous autoproduits, sont disponibles en écoute et à la vente sur leur page Bandcamp :

https://ic3peak.bandcamp.com/music

IC3PEAK et d’autres groupes de la scène underground russe sont actuellement mis à l’honneur sur Arte, dans « ARTE Reportage – le rap russe, bastion de la liberté d’expression ?« . Disponible en replay sur les box ou sur Arte.tv :

https://www.arte.tv/fr/videos/084754-006-A/arte-regards-le-rap-russe-bastion-de-la-liberte-d-expression/

IC3PEAK - Sweet Life-LP

IC3PEAK - 2018-03

Publié par : nico nsb | septembre 4, 2019

Le son de la rentrée : Iggy

Iggy Pop - Free

Increvable cet Iguane ! Boule d’énergie bondissante et rugissante sur scène pendant la majeur partie de sa carrière, aujourd’hui il profite de sa retraite bien méritée quelque part en Floride. Mais pas question pour lui de décrocher de la musique. Ca non, impossible. On l’a vu l’année dernière fréquenter la techno anglaise d’Underworld et en mai dernier, farceur, il se déguisait en zombie pour Jim Jarmusch.

Iggy Pop - 2019-03

50 ans après le premier album des Stooges, Iggy Pop revient avec un nouvel album : ‘Free‘. Du rock qui semble fricoter avec le jazz, un peu comme ‘Blackstar’ de son pote disparu…

Vieux punk rocker qui a tout vu tout connu, mais jeune crooner de 72 printemps Iggy ne cesse de se réinventer et parvient toujours à charmer. Libre ? “Je sais que c’est une illusion et que la liberté n’est qu’un sentiment, mais j’ai vécu suffisamment longtemps pour savoir que ce sentiment vaut la peine. Cet album est en quelque sorte venu à moi, et je l’ai laissé venir.” Pas besoin d’en rajouter.

Iggy Pop - Free-blue LP

L’album ‘Free‘ sort ce vendredi 6 septembre en CD, vinyle et vinyle édition limitée de couleur bleue. Ce week-end, direction un bon petit disquaire pour découvrir les nouvelles aventures d’Iggy Pop.

Iggy Pop - 2019-01
Iggy Pop - 2019-02
Iggy Pop - 01
Publié par : nico nsb | août 24, 2019

Conseil santé du jour : la Thalasso

Ca y est, ça recommence. Comme chaque année, à la même période, vous avez le moral en berne. L’été touche à sa fin et la rentrée pointe son nez. Bref, ça ne va pas fort.

Thalasso - 01

Ne désespérez pas, voici la solution : avez-vous pensé à une cure en centre de thalassothérapie ?

Thalasso - 06

Un personnel qualifié à votre service 24h/24. Des soins adaptés à vos besoins personnels et un programme nutritionnel qui a fait ses preuves. La cure de soins est faite pour vous reposer, vous détendre et vous redonner bonne humeur et tonus.

Thalasso - 02

Durant votre séjour vous ferez de belles rencontres. Prenons l’exemple de Michel et Gérard. Ils étaient faits pour se rencontrer ces deux-là. Rien ne les y prédestinait, mais le Destin en a voulu autrement et c’est grâce à leur séjour au centre de Thalasso de Cabourg qu’est née une belle amitié. On dit même qu’une célèbre star d’Hollywood y était de passage au même moment (indice : il porte un petit médaillon en forme de gant de boxe…).

Thalasso - 04

Alors n’attendez plus et contactez vite le centre de Thalasso de votre choix au 0800 0800 08 0800. Une sage décision qui s’arrose !

Thalasso - 03

Conseil : Pour votre santé, mangez cinq bières et légumes par jour.

Publié par : nico nsb | août 17, 2019

1969-2019 : 50 ans… et ensuite ?

Revus et Corrigés - 04

     L’été 2019 est une période particulièrement nostalgique : on fête en effet les cinquante ans de l’année 1969. Que l’on ait vécu cette époque ou non, il s’agit d’un moment très important qui a marqué l’Histoire de l’humanité (l’alunissage d’Apollo 11), mais aussi la musique et le cinéma, et dont les répercussions, en Occident du moins, résonnent encore aujourd’hui. 1969 c’est le festival de Woodstock et son double maléfique (le concert d’Altamont initié par les Rolling Stones), la sortie d’un western crépusculaire ultra-violent (‘La Horde Sauvage‘) de Sam Peckinpah et celui d’un tout petit budget qui allait ramasser une mise énorme au box office (‘Easy Rider‘ de et avec Dennis Hopper, avec également Peter Fonda et le génial Jack Nicholson), la création d’American Zoetrope, studio indépendant fondé par Francis Ford Coppola et George Lucas… L’ancien Hollywood se meurt, déconnecté de son époque tourmentée (mouvements révolutionnaires étudiants partout dans le monde, bourbier sanglant viêtnamien…), et déjà la relève apparait. Fin tragique d’une utopie lorsque le « peace and love » vire au carnage avec le massacre de Sharon Tate-Polanski et quelques autres personnes une nuit d’été par des membres d’une secte hippie. Bref, 1969 était une année charnière, la fin d’une décennie particulièrement riche et le basculement dans un monde incertain, porteur de belles promesses (le Nouvel Hollywood) comme de doutes paranoïaques (l’affaire du Watergate en 1972). Mais pourquoi cette nostalgie ? Non ce n’était pas mieux avant, les témoignages honnêtes les disent. Par contre ce passé communique avec notre présent tout aussi agité.

Once Upon a Time in Hollywood - 03

Once Upon a Time in Hollywood - 02

Cet été 2019 voit la disparition de quelques grands noms qui ont marqué les années ’60-70 tels que Peter Fonda et notre Jean-Pierre Mocky national (irremplaçable électron libre et réellement indépendant). Mais l’évènement cinéma est bien sûr la sortie de ‘Once Upon a Time… in Hollywood‘. 1969 vue par Quentin Tarantino c’est à la fois des souvenirs d’enfance, une vision fantasmée et une magnifique déclaration d’amour au cinéma. C’est aussi et surtout une réflexion personnelle sur le 7e Art, son pouvoir (le cinéma plus beau que le réel) et sa fonction (réparer les injustices de l’Histoire par le pouvoir de l’imagination ; on n’est pas très loin d’Alejandro Jodorowsky pour qui le cinéma doit avoir une vertu thérapeutique), par un auteur américain qui fait figure de curiosité dans une industrie US de plus en plus formatée car dominée par l’empire de Mickey et celui de Netflix. Il suffit de voir les façades des cinémas : des remakes/reboots, des super-héros US pour sauver le monde, des comédies/drames français faits pour la télé et encore des franchises ! La nostalgie peut devenir un enfer sans vie et qui pue le renfermé. L’absence de prise de risque assèche l’imagination. Rien de ça chez Tarantino. Au contraire, son regard en arrière sur une époque qui a forgé sa cinéphilie et donc sa créativité ressemble à un appel du pied adressé aux jeunes. Il semble leur dire « le cinéma n’est pas mort, c’est à vous de vous en emparer et de poursuivre son histoire ; soyez curieux, ne vous contentez pas de la soupe qu’on vous sert et créez votre cinéma ». Un appel qui peut aussi s’adresser aux spectateurs : « le cinéma c’est dans une salle, pas sur un écran d’ordinateur ou un smartphone, et ça ne se résume pas aux Avengers ».

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Pour revenir au film, il s’agit d’un montage très légèrement retravaillé par rapport à la version présentée à Cannes en mai dernier. Quelles sont les différences ? Difficile à dire. Il y a peut-être quelques plans de plus avec Bruce Lee (Mike Moh, bluffant) et Sharon Tate (Margot Robbie, rayonnante), ou cet extrait revisité de ‘La Grande Evasion’. Mais cette seconde vision donne l’impression d’un rythme plus fluide, d’une narration mieux structurée et du coup ces 2H41 semblent passer rapidement. Leonardo DiCaprio et Brad Pitt sont excellents, comme tous les autres comédiens. Et quand on pense que le film n’a reçu aucun prix au Festival de Cannes ! Quel jury d’incapables ! Qui a eu la Palme d’Or d’ailleurs ? Aucune idée et on s’en fout.

Once Upon a Time in Hollywood - 09

Pour faire le tour du cinéma de l’année 1969, on peut on doit impérativement lire l’indispensable revue Revus & Corrigés n°4 qui y consacre un gros dossier. On y trouve aussi des articles sur Chaplin, sur les ressorties salles consacrées à Mario Bava, sur Mizoguchi, sur Bunuel, et comme à chaque numéro l’actualité dvd/blu-ray du cinéma de patrimoine est passée en revue (Missouri Breaks, Donnie Darko, Zombie, la Rose Ecorchée, le Cavalier Electrique, Satyricon…).

https://revusetcorriges.net

Revus et Corrigés - n4

Apollo GIF

Easy Rider - 01

Publié par : nico nsb | juillet 25, 2019

Adieu Rutger Hauer, salut Roy !

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En pleine canicule, il a décidé de nous quitter. Comme ça, sans prévenir ni polémique sur les rézos anti-sociaux. Rutger Hauer (1944-2019) fut l’acteur fétiche du réalisateur Paul Verhoeven dont l’association culmina en 1985 avec l’excellent ‘La Chair et le Sang‘. Une présence animale à l’écran, un regard magnétique, l’homme séduisait autant qu’il inquiétait car imprévisible. Rutger Hauer c’est bien évidemment le réplicant Roy Batty dans ‘Blade Runner‘ (1982) de Ridley Scott, un être artificiel en quête de son créateur pourchassé puis pourchassant le tueur lancé à ses trousses. Ce qui donna une scène finale d’une beauté stupéfiante où Hauer vole carrément la vedette à Harrison Ford !

Blade Runner - 17

Cette ambiguïté l’acteur en joua tout au long de sa carrière entre l’Europe et Hollywood, s’emparant par exemple du rôle basique d’un tueur en série sadique dans une honnête série B (‘Hitcher‘ 1986) pour proposer un personnage bien plus fascinant. Comme on le voit, la décennie des années 1980 fut la sienne et on pourrait ajouter ses collaborations avec Nicolas Roeg (‘Eureka‘ 1983), Sam Peckinpah (‘Osterman Weekend‘ 1983) et Richard Donner dans ‘Ladyhawke‘ (1985) où, victime d’une malédiction, il vit une histoire d’amour impossible avec la belle Michelle Pfeiffer.

Rutger Hauer - Hitcher

Rutger Hauer - Ladyhawke

Puis Rutger Hauer quitta le haut de l’affiche, il n’intéressait plus l’industrie ou bien l’homme n’était pas assez docile pour Hollywood. On le retrouve ainsi dans des séries B, des téléfilms, des séries TV et même des séries Z. Mais il n’arrête pas de tourner. Et ses rôles des années ’80 (salaud ou héros ?) lui confèrent un statut culte auprès des fans. Du coup, on le retrouve, au début des années 2000, dans des seconds rôles de réalisateurs cinéphiles tels que Robert Rodriguez (‘Sin City‘ 2005) ou Christopher Nolan (‘Batman Begins‘ 2005). Il jouera Van Helsing le chasseur de vampires dans le ‘Dracula‘ de Dario Argento, mais là il ne peut rien devant la nullité du film. Bref, une carrière et un talent que peuvent lui envier bien des comédiens faisant aujourd’hui la pute dans les productions Disney/Marvel.

Salut Rutger, adieu Roy, tout ces films, tout ces grands moments ne disparaitront pas dans l’oubli des spectateurs « like tears in rain ».

 

 

 

 

 

La Chair et le sang-1985

Blade Runner - 10

 

 

Publié par : nico nsb | juillet 20, 2019

Il y a 50 ans… on a marché sur la Lune !

NASA - Apollo 11 flag

Juillet 1969-Juillet 2019.

Il y a 50 ans, jour pour jour (20/07/69 à 21h56 heure de Houston, 21/07/69 à 3h56 heure de France), deux habitants de la planète Terre effectuaient pour la première fois une balade sur la Lune, pendant qu’un troisième les attendait en orbite en préparant des sushis (à vérifier…). Mais il faut reconnaitre que d’autres représentants de la planète bleue les avaient précédé. Des rêveurs, des astronomes, des poètes, des artistes et depuis la nuit des temps ! Apollo 11 fut et reste une aventure extraordinaire qui nous ramène tous à notre condition de petites créatures arrogantes et fragiles, mais capables de créer du beau. Une aventure qui fait rêver même quand on n’était pas né. Hier la Lune, maintenant il est peut-être temps de relancer la conquête de l’espace l’exploration de l’espace. Il est temps de lever son nez de son smartphone et de regarder à nouveau les étoiles. Mars ? Titan ? Jupiter et… au-delà.

https://www.nasa.gov

Tintin - On a marche sur la Lune-01

2001 - 01

2001 - 07

Publié par : nico nsb | juillet 14, 2019

Après Nikita, voici Anna…

Luc Besson-Anna-02

Depuis ses débuts, Luc Besson déchaîne les passions. La même critique parisienne assassine chacun de ses nouveaux films. (Souvenir personnel d’un Besson un peu sonné à Cannes, après la présentation du ‘Grand Bleu’, mais qui malgré tout signait des autographes pour de jeunes fans… ça, impossible de l’oublier pour un jeune spectateur ! )  Tant pis, on ne peut rien pour eux. Imaginez donc, la vie de critique ciné n’est pas facile : il faut voir des films et écrire dessus, même quand on n’aime pas le cinéma. Alors que quand on tient un petit blog, si un film, un disque ou un bouquin ne vous plait pas, on n’est pas obligé d’en dire du mal pour briller en société et épater les con-frères (en un seul mot ?).

Luc Besson-Anna-affiche

Lors de la première diffusion du teaser, puis de la bande-annonce de ‘Anna‘, il faut bien reconnaitre que tout le monde a ressenti un sentiment de déjà-vu. Une jeune femme, belle, au physique de top-modèle, « mouillant le maillot » dans un film d’action, c’est ‘Atomic Blonde‘ avec Charlize Theron. Si l’histoire se déroule durant la Guerre Froide et du côté de Moscou, et que l’an dernier vous avez apprécié ‘Red Sparrow‘ avec Jennifer Lawrence, alors là la coupe est pleine. C’est ça le nouveau Besson ? Après ses soucis judiciaires et financiers, plus d’idées ?

Luc Besson-Anna-07

Mais bon, il y a toujours cette petite intuition qui vous incite à ne pas rester à la surface des choses et vous motive à pousser les portes d’un cinéma pour vous faire votre propre opinion. La clim’ fonctionne, il y a du monde dans la salle et la lumière s’éteint. Dès les premières minutes, vous constatez que quelque chose de nouveau s’est incrusté dans le cinéma de Luc Besson : la narration joue avec le temps, multipliant les allers-retours dans les années. 1985/1990, 5 ans plus tard, 3 mois plus tôt… ça ne s’arrête pas, le temps est fractionné mais, chose étonnante, tout est limpide à suivre ! Fluidité narrative et lisibilité des scènes d’action (comme récemment chez les « John Wick » et ‘Atomic Blonde’), mais ça on y était habitué chez le Français tout comme à ses plans filmés au grand angle. On est bien au cinéma, pas devant un téléfilm, le spectacle est là à l’écran. Du cinéma populaire en plus. Du bon thriller musclé. Et du coup on y croit à cette jolie blonde russe recrutée par une agence de casting parisienne pour travailler dans la mode. Ou bien à cette toxicomane vivant dans un appartement misérable avec un petit délinquant. A moins qu’il ne s’agisse d’une tueuse professionnelle ? Qui est Anna ? Une femme cachée dans la peau d’une femme dissimulée dans une autre femme, brouillant les identités comme les matriochkas ? Un peu tout ça mais ‘Anna‘ c’est aussi une belle partie d’échec, où chaque joueur avance ses pions et se livre à une guerre stratégique pour sauver sa peau.

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ANNA

C’est ça le nouveau Besson : une variation ludique autour de son ‘Nikita‘ de 1990 (Eric Serra est de retour à la musique). Dans le cinéma bis, Jess Franco a fait ça pendant toute sa carrière et aujourd’hui il est célébré dans toutes les cinémathèques. ‘Anna‘ est une relecture en mode Guerre Froide, avec une jeune comédienne russe très convaincante, Sasha Luss, et épaulée par un casting internationale solide composé de la grande Helen Mirren, de Cillian Murphy et de Luke Evans entre autres. A l’époque, Besson avait totalement réinventé l’actrice Anne Parillaud qui d’ailleurs décrocha un César d’interprétation en 1991. Aujourd’hui, il réalise un beau travail pas très éloigné avec une Sasha Luss aussi belle que crédible. Si vous cherchez un bon divertissement à voir cet été, ‘Anna‘ est un choix qui se révèle très agréable.

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Publié par : nico nsb | juillet 12, 2019

Le son de la nuit : Mario Bava

Mario Bava - Masque du Démon-02

1960. Le réalisateur italien Mario Bava sort son premier long métrage (officiel) : ‘La Maschera del Demonio/Le Masque du Démon‘. Mais l’homme a derrière lui une longue expérience de technicien du cinéma, que ce soit en tant que chef-opérateur, responsable des effets spéciaux ou de co-réalisateur. Premier long et chef-d’oeuvre du cinéma d’horreur ! Cette histoire de malédiction et de sorcellerie, filmée dans un magnifique noir et blanc, révèle et met en vedette l’Anglaise Barbara Steele. Ce rôle de la sorcière Asa et de sa réincarnation va faire d’elle une icône du cinéma fantastique. Pour la musique, Mario Bava fait appelle à Roberto Nicolosi qui signe une bande originale mystérieuse, angoissante.

Mario Bava - Roberto Nicolosi-la Maschera del Demonio LP-02

C’est cette BOF qui est éditée pour la première fois au monde en vinyle par le label italien Spikerot records. Une très belle édition qui propose une pochette ouvrante glissée dans un étui découpé pour laisser apparaitre les yeux de la sorcière ! Les illustrations en noir et blanc restituent parfaitement l’ambiance lugubre et l’esthétique gothique du film. Le réalisateur Lamberto Bava signe au dos de la pochette un texte en hommage au film de son père.

Le disque vinyle contient l’intégralité de la musique du film (de courtes séquences musicales) en mono d’époque. Vinyle couleur et pressage sans faute. A noter qu’une édition limitée à 100 exemplaires est disponible sur le site officiel du label avec un splendide disque vinyle de couleur bleu et noir, un petit poster, une carte postale représentant un cliché récent de Barbara Steele posant avec Lamberto Bava, et un T-shirt noir arborant le terrible masque du film.

https://www.spikerot.com

Mario Bava - Roberto Nicolosi-la Maschera del Demonio LP-01

Mario Bava - Roberto Nicolosi-la Maschera del Demonio LP-03

Mario Bava - Roberto Nicolosi-la Maschera del Demonio LP-04

Mario Bava - Masque du Démon-05

Mario Bava - Masque du Démon-03

Mario Bava - Masque du Démon-01

Mario Bava - Masque du Démon-04

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