Publié par : nico nsb | décembre 11, 2018

Le son du soir : How to Destroy Angels

How to Destroy Angels - An Omen-EP

Entre les albums de Nine Inch Nails, des tas de bandes originales de films ou de programmes TV, Trent Reznor a trouvé le temps de monter How to Destroy Angels. En effet, en 2010 il met en place ce projet parallèle à NIN, soit un groupe composé notamment de son épouse Mariqueen et du fidèle Atticus Ross. Une poignée de maxis sortent, suivis d’un album en 2013.

 

Le titre « The sleep of reason produces monsters » est tiré du maxi ‘An omen EP‘ et s’inspire d’une gravure de Francisco de Goya : « le sommeil de la raison engendre des monstres » (1797-1799). A méditer.

Goya - le sommeil de la raison

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Publié par : nico nsb | décembre 9, 2018

Choix

Violence ou non-violence est un choix, pas une obligation.

« Donnez-moi la sérénité
D’accepter
Les choses que je ne peux changer,
Le courage
De changer les choses que je peux,
Et la sagesse
D’en connaître la différence. »

Annaud - Sept ans au Tibet-affiche

Scorsese - Kundun-affiche

Barbet Schroeder a filmé le contre-exemple :

Schroeder - le Vénérable W-affiche

NSB+E.G.+O.L.A.

Publié par : nico nsb | décembre 6, 2018

France 2018

Makoto Aida - harakiri school girls-02

Makoto Aida - harakiri school girls

(illustrations de Makoto Aida)

Publié par : nico nsb | novembre 23, 2018

HTRK : musique pour un vendredi pluvieux

HTRK - 2018-04

Les Australiens HTRK sont de retour et sortent un nouveau single 2 titres, ‘Dying of jealousy‘, dont est tiré ce ‘Summer rain‘ juste parfait. Album en préparation.

HTRK - 2018-01

Publié par : nico nsb | novembre 18, 2018

Clips de la nuit pour deux jolies sorcières

Chelsea Wolfe - 2018-10

Une nouvelle variation autour de ‘Suspiria’, un nouveau clip pour Chelsea Wolfe et un autre pour Myrkur. Pas de doute, c’est la saison des sorcières. Mais attention mesdames, mesdemoiselles  à ne pas prendre froid.

Chelsea Wolfe - Scrape-video

🎸 Tremblez simples mortels ! L’Américaine Chelsea Wolfe et son groupe viennent hanter vos nuits avec Scrape, single tiré de l’album ‘Hiss Spun’ (2017) :

Chelsea Wolfe - 2018-09
Chelsea Wolfe - Hiss Spun-LP
Myrkur - 2018-04
Myrkur - 2018-01

🎸 Du côté du Danemark, pays des Trolls et des Vikings, Amalie Bruun alias Myrkur s’apprête à sortir un nouveau 45t./7″ intitulé Juniper. Après son double album de l’an dernier (on l’on trouve deux titres enregistrés avec Chelsea Wolfe), la chanteuse/compositrice/multi-instrumentiste/mannequin poursuit son chemin entre chants et musiques traditionnels, et black metal :

Myrkur - Juniper-7''
Myrkur - 2018-08

Myrkur - 2018-09.jpg
Myrkur - 2018-10
Myrkur - 2018-06
Myrkur - 2018-07
Myrkur - 2018-05
Publié par : nico nsb | novembre 15, 2018

La Mère des Soupirs à l’école des sorcières

     Les remakes/reboots sont à la mode dans le cinéma d’aujourd’hui. Souvent le spectateur se retrouve face à des projets sans âme, vides et qu’on oublie aussitôt pour ne conserver en mémoire que l’oeuvre originale. Le nouveau ‘Suspiria‘, réalisé par Luca Guadagnino, est un cas à part et qui divise, signe qu’on est en présence d’une oeuvre riche et qui mérite qu’on s’y attarde, et pas d’un produit prêt à consommer/jeter.

L’histoire : Berlin ouest, pendant les années 1970. Une école de danse accueille une nouvelle venue, Susie Bannion (Dakota Johnson), une étudiante américaine douée. Alors qu’elle voit ses rêves d’artiste prendre forme sous la direction de madame Blanc (Tilda Swinton), d’étranges évènements se déroulent dans les coulisses : une étudiante vient de disparaître sans explication, après avoir parlé à son psychanalyste d’une école aux mains d’une communauté de femmes cruelles, de sorcières. Et dans les rues, les bombes explosent…

Il faut une bonne dose d’inconscience pour s’attaquer à un classique du cinéma d’horreur tel que le ‘Suspiria‘ de Dario Argento (risque du ridicule et tous les « gardiens du temple autoproclamés » vont vous tomber dessus). Ou bien avoir une vision très précise de ce qu’on souhaite en faire. Et dans le cas présent, on constate dès les premières minutes que le film de Guadagnino fait preuve d’une audace et d’une imagination bluffantes. Car le réalisateur s’est parfaitement imprégné de l’oeuvre originale (le film, sa gestation, son époque) pour mieux la réinventer, l’enrichir et proposer ainsi un nouveau regard et pas un bégaiement de cinéaste-geek. Le film de Dario Argento est un conte de fées horrifique et son esthétique est fortement marquée par le ‘Blanche-Neige’ de Walt Disney, comme Dario le raconte dans ses mémoires (‘Peur-autobiographie’, édition Rouge Profond). Et bien Luca Guadagnino prend une direction totalement différente : les tons bruns et gris remplacent les couleurs saturées d’Argento et la fable cède la place à une approche plus réaliste.

Le ‘Suspiria‘ de 1977 racontait le parcours d’une Alice au pays des sortilèges, tandis que le ‘Suspiria‘ de 2018 est un film féministe, où l’on suit l’émancipation d’une jeune adulte au sein d’une communauté de femmes libres et indépendantes. Et cet accomplissement de soi passe par l’art, plus exactement la danse, soit la maitrise du corps et son évolution dans l’espace. Ce qui donne à l’écran de nombreuses scènes magnifiquement chorégraphiées. Le réalisateur et ses actrices (Dakota Johnson, Tilda Swinton, Mia Goth, Chloë Grace Moretz… toutes excellentes) ont accompli un travail remarquable qui n’est pas juste beau à regarder, mais qui intrigue également car cette exaltation des corps provoque le surgissement d’une énergie étrange. Dans quel but ? Quelque chose d’invisible et de malfaisant est à l’oeuvre entre les murs de cette école. S’agit-il uniquement pour ces professeurs de former des jeunes femmes à prendre leur destin en main, ou bien cette mise en scène est-elle destinée à d’autres plans ?

Derrière les murs (tapissés de posters de Bowie) des chambres des étudiantes, quelque chose attend et observe. La caméra est tout le temps en alerte, prête à saisir un non-dit, une ombre, un mouvement. La bande son, elle, laisse percevoir des gémissements, des soupirs inquiétants. Quelque chose est cachée aux regards, une autre réalité semble à portée de main mais reste inaccessible. Cette façade qui sépare deux mondes, on la retrouve évidemment à l’extérieur avec le fameux mur qui coupe la ville et toute l’Allemagne en deux, privées d’une partie de leur histoire comme l’incarne le personnage du docteur Klemperer (interprété par…).

Mais n’oublions pas que ‘Suspiria‘ est aussi un film d’horreur ! Un film de sorcières, des vraies, qui n’ont rien à voir avec l’école d’Harry Potter. Et là, le sang s’apprête à couler abondamment. Après tout, peu de chose distingue un classique spectacle de danse d’une célébration païenne avec sacrifices. Certains mouvements fondamentalistes interdisent d’ailleurs la danse et toute forme d’art, comme s’ils redoutaient quelque chose de puissant et de dangereux. Et ils ont raison quelque part car lors d’un sabbat, les corps exultent, dégagent une énergie sauvage, ils deviennent incontrôlables. Le réalisateur Luca Guadagnino le sait et le regard qu’il porte sur la Mère des Soupirs et ses consoeurs s’éloigne de celui des monothéismes. Pour lui, ces femmes et leur culte sont beaucoup plus anciens que le dieu unique. Il s’agit d’une célébration de la Mère des origines, la Terre-nourricière aussi belle que destructrice. Ainsi la Mère des Soupirs est-elle à l’image de la Mère-Nature, double : elle fait preuve d’une terrible cruauté car elle se repaît de la souffrance et de la culpabilité, mais elle peut faire preuve de compassion et de miséricorde. Et si des excès ont-été commis en son nom, c’est qu’un équilibre a été rompu, tout comme ce pays/cette ville qui devra un jour se réunifier pour panser les souffrances du passé. L’équilibre : il s’agit peut-être bien du thème principal du film. Un équilibre fragile, perdu/à retrouver, qui maintient en place toute chose en ce monde, comme le chante Thom Yorke :

« This is a waltz thinking about our bodies
What they mean for our salvation
With only the clothes that we stand up in
Just the ground on which we stand
Is the darkness ours to take?
Bathed in lightness, bathed in heat
All is well, as long as we keep spinning
Here and now, dancing behind a wall
When the old songs and laughter we do
Are forgiven… »

 

Au final, il faut bien se rendre à l’évidence alors que se termine le générique de fin (plan de fin mystérieux…). Dorénavant il y aura deux ‘Suspiria‘, deux chefs-d’oeuvres italiens qui invitent à plusieurs niveaux de lecture, et qui cohabitent sans problème dans le cinéma fantastique : celui de Dario Argento et celui de Luca Guadagnino. Coup de coeur direct, évidemment.

Publié par : nico nsb | novembre 8, 2018

Queen : en vrai et en live

Queen - LiveAid1985-01

Plutôt qu’un film médiocre (qui en plus réécrit les faits) avec perruques et fausse moustache, il vaut mieux privilégier les images d’archives. Freddie Mercury, bête de scène exceptionnelle, et les autres membres de Queen ont marqué les mémoires avec le concert Live Aid de 1985. Celles et ceux, même très jeunes, qui ont vécu l’évènement en direct (retransmis mondialement sur les postes de télévision ou sur les radios) s’en souviennent encore avec émotion. Même sur Youtube, le frisson est là : la musique est le meilleur langage universel ! Exemple fabuleux de la beauté et de la puissance dégagées par la communion entre un groupe et son public :

Queen - LiveAtWembley1986-02

Pour aller plus loin, on peut découvrir/réécouter le double album ‘Queen : live at Wembley’86‘. Les 11 et 12 juillet 1986, Freddie Mercury, Brian May, Roger Taylor et John Deacon jouèrent un méga-show devant plus de 150 000 personnes. 

Queen - LiveAtWembley1986-01

Enfin, on sait que le film de Bryan Singer prend de grandes libertés avec les faits, et pas des moindres. Quand une histoire vraie n’est pas assez glamour, pas assez mélodramatique, pourquoi se priver de la réécrire ? Des sites, comme IMDb (article en anglais donc), prennent le temps de relever toutes ces révisions embarrassantes :

IMDb : ‘Bohemian Rhapsody’ – Fact vs. Fiction

Publié par : nico nsb | octobre 25, 2018

Michael et Laurie « fêtent » Halloween

Halloween-2018-01

     Les retrouvailles du spectateur avec l’univers « Halloween » sont autant désirées que redoutées. Déjà, le titre de ce nouveau chapitre ne s’embarrasse pas à faire dans l’originalité : c’est ‘Halloween‘ et c’est tout. La confusion peut vite s’installer (comme pour ‘The Predator’, mais lui on peut l’oublier). De plus, ce ‘Halloween’ de 2018 est annoncé comme étant une suite directe au film ‘Halloween‘  de 1978 (sortie en France l’année suivante sous le titre ‘La Nuit des Masques’), réalisé, co-écrit et mis en musique par John Carpenter, mais en oubliant volontairement les suites (pas toutes inoubliables c’est vrai), même le pourtant solide ‘Halloween II’ (1981, écrit et produit par Carpenter qui composait également la musique, avec Alan Howarth). Ainsi donc les liens entre les personnages s’en trouvent profondément modifiés : Michael Myers et Laurie Strode ne sont plus frère et soeur, Laurie n’a jamais eu un fils… Un peu déstabilisant au départ, mais on prend vite de nouveaux repères et les spectateurs qui ne connaissent pas trop les films de cette série entreront sans problème dans cette nouvelle histoire.

Halloween-2018-10

Ce nouveau chapitre débute dans un asile psychiatrique qui héberge un patient muré dans le silence depuis 40 ans. Nom : Michael Myers. Il a commis plusieurs meurtres horribles un soir d’Halloween. Un couple de journalistes souhaite le rencontrer pour l’étudier, pour chercher une explication à ses crimes particulièrement sauvages. Mais même la médecine s’est retrouvée face à un mur. Nous découvrons alors une cour où des détenus prennent le soleil. Au centre, une silhouette massive est attachée par une chaîne. C’est Myers. Grand et large d’épaules, il est présenté de dos. On devine un homme d’un certain âge. Pour provoquer une réaction, l’un des enquêteurs sort alors de son sac le fameux masque blanc du tueur. Soudain, la panique gagne les autres patients. Un malaise indéfinissable se répand dans l’air. Le Mal vient de se réveiller…

Halloween

Avec cette première séquence, on sait que le réalisateur David Gordon Green est un bon. Il sait installer une ambiance dérangeante avec ses cadrages, le montage et le son. Puis nous découvrons Laurie Strode (Jamie Lee Curtis). Elle aussi est une femme d’un certain âge, hantée par ses démons. Elle aussi a des problèmes de communication avec son entourage. Elle est mère et même grand-mère, et si les relations ne sont pas faciles avec sa fille (Judy Greer), le contact semble mieux fonctionner avec sa petite-fille Allyson (Andi Matichak), une lycéenne qui s’apprête à fêter Halloween avec ses amis. L’Histoire semble se répéter. Les femmes sont toujours victimes de violences masculines. Et les retrouvailles entre Laurie et Michael sont inévitables. En attendant, revoir Jamie Lee Curtis sur un grand écran, dans le rôle qui l’a rendu célèbre, est un vrai bonheur. Le film montre en parallèle les parcours de ces deux personnages qui semblent condamnés à s’affronter indéfiniment. L’une a appris le maniement des armes à feu, tandis que l’autre exhibe toujours une lame tranchante. Symbole phallique bien sûr, et si le personnage du tueur est en prise avec l’actualité, le film évite cependant toute lourdeur dans sa dénonciation des violences faites aux femmes et se montre bien plus efficace que certaines féministes hystériques ou que cet horrible spot du gouvernement qui tourne sur les chaînes de télé.

Halloween-2018-09

Le réalisateur a eu l’excellente idée de redonner à Michael Myers sa dimension surnaturelle initiale telle qu’imaginée par John Carpenter. Ce n’est pas un « simple » tueur en série comme le cinéma d’horreur en propose à la pelle : il frappe la nuit d’Halloween, la nuit des morts ! Dès qu’il enfile son vieux masque blanc, sale et ridé, on sent qu’un mal ancien s’est réanimé. Myers est « the Shape », la forme. C’est une silhouette imposante et menaçante, une coquille vide qui renferme le Mal des enfers. Et pour mettre en forme l’éternel combat du Bien contre le Mal, le film ne pouvait se passer de la musique de son créateur, John Carpenter, qui signe la bande originale du film avec son fils et son filleul. Et cette BOF est un chef-d’oeuvre ! Elle parvient à réactualiser les fameux thèmes de manières prodigieuses, tout en en proposant de nouveaux. Pas de doute, même en retrait des plateaux de tournages, le vieux réalisateur/scénariste/producteur/musicien de 70 ans sait encore nous faire trembler de terreur et de plaisir.

Halloween-2018-Carpenter-01

Halloween-2018-Carpenter LP-01

Halloween-2018-Carpenter LP-02

Halloween

Halloween-2018-08

Publié par : nico nsb | octobre 23, 2018

Question du jour : où est le Super-Predator ?

Predator - 01

     Où est le Super-Predator ? Certainement pas dans le nanar ‘The Predator‘ actuellement en salle. Pas de doute, Hollywood peut pondre autant de remakes/reboots/suites tardives, ils n’arriveront jamais à égaler le ‘Predator‘ de 1987, classique réalisé par John McTiernan et avec Schwarzy. Suivirent pourtant d’honnêtes séries B telles que ‘Predator 2’, ‘Alien vs Predator’ et même le ‘Predators’.

Non, plutôt qu’un mauvais film, on va plutôt se tourner vers un bon disque.

En 1997 Massive Attack sort le single ‘Risingson’ (tiré de l’album ‘Mezzanine’), sur lequel on trouve un inédit au titre puissant : ‘Superpredators‘ !!! Ce programme fabuleux est une reprise du ‘Metal Postcard (Mittageissen)‘ de Siouxsie and the Banshees (album ‘the Scream’) et remixé par The Mad Professor. Ce qui donne un morceau agressif, méchant, impitoyable… et dub, rappelant la Bête au look rasta venue chasser sur Terre :

 

Predators - 01

Publié par : nico nsb | octobre 5, 2018

Le son du jour : Exploded View ‘Obey’

Exploded View - 2018-01

     Enregistré entre Mexico et Berlin, ‘Obey‘ est le second album de Exploded View. La formation est toujours menée par Annika Henderson, avec Hugo Quezada et Martin Thulin, et délivre un krautrock excellent qui s’apprécie en plein jour ou à la tombée de la nuit. ‘Obey‘ sort sur le label américain Sacred Bones records et est disponible en téléchargement, CD ou vinyle (+coupon de téléchargement).

https://explodedview.bandcamp.com/merch

 

Exploded View - Obey-LP

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