Publié par : nico nsb | août 16, 2018

‘Halloween’ 2018 et John Carpenter

Halloween-2018-Carpenter LP-01

Octobre c’est encore loin. C’est l’été, il fait beau, il fait chaud, les filles sont belles, on oublie les soucis et on boit frais à Saint-Tropez… et ailleurs. Mais impossible de se mettre en vacances du cinéma. En effet, on sait que cet automne va être chargé en émotions fortes pour le cinéma d’horreur. Il va y avoir le remake de ‘Suspiria’, le retour du ‘Predator’ mais il y a de quoi être sceptique, et un nouveau chapitre de la série ‘Halloween‘ ! Quel que soit le résultat, ce sont des rendez-vous obligatoires dans les salles.

C’est à David Gordon Green que l’on doit ce retour de Michael Myers et de Laurie Strode (Jamie Lee Curtis). Mais John Carpenter, scénariste-réalisateur-compositeur du film original de 1978, n’est pas loin puisqu’il est crédité comme producteur exécutif, consultant et qu’il compose la musique avec son fils et son filleul. Soit la formation de ses albums solo et un retour en fanfare à la musique de film ! Quels délicieux frissons que d’entendre à nouveaux ces quelques notes jouées sur un clavier. La terreur s’installe, le mal s’est réveillé, Michael est là.

La BOF du ‘Halloween‘ 2018 est déjà en précommande un peu partout, en CD et en vinyle dans plusieurs versions (édition limitée, couleur, noir). Il y a même des T-shirts. Jetez un oeil chez Sacred Bones records :

https://www.sacredbonesrecords.com/collections/john-carpenter

Halloween-2018-Carpenter LP-02

Halloween-2018-Carpenter LP-03

Publicités
Publié par : nico nsb | août 13, 2018

Lectures d’été 2018

Mathilda May - V.O.

     En parcourant le rayon cinéma d’une librairie, qu’est-ce qui attire l’attention d’un futur lecteur/client ? Les ouvrages mis en avant par l’actualité littéraire, certes, mais pas sûr qu’ils retiennent l’attention. Il y a la curiosité et quelque chose d’invisible, qui semble vous lancer un signal. C’est le cas de ‘V.O.‘ de Mathilda May (éditions Plon). Pas l’actrice française la plus connue, mais le fan de cinéma fantastique n’a pas oublié la découverte du film ‘Lifeforce-l’étoile du mal‘ (1985) de Tobe Hooper où elle tenait le premier rôle, celui d’une vampire de l’espace évoluant le plus souvent totalement nue. On se souvient évidemment de ce célèbre portrait en noir et blanc, par la photographe Bettina Rheims, où Mathilda May rayonne d’une beauté stupéfiante. Comme elle le reconnait elle-même, elle n’a pas fait de films particulièrement marquants (pour le grand public du moins). On pourrait citer de tête un ou deux Chabrol, ‘Nemo’, ‘La Passerelle’… des films qui datent un peu et pas revus depuis un bon moment. Et pourtant cette autobiographie se révèle absolument passionnante (il faut savoir se fier à son intuition). Les récits à la première personne ne manquent pas, mais ici la lecture est non seulement agréable (une auteure est bien présente), elle est surtout une invitation à pénétrer l’envers du décor du monde du spectacle sous la forme d’un témoignage avec une véritable réflexion. On lit ainsi le parcours d’une jeune fille issue de la danse et déboulant brusquement dans le cinéma français et internationale (choix d’un nom d’artiste), confrontée à une célébrité soudaine sans y être préparée, avec la pression du regard des autres, l’image médiatique qui vous échappe, l’admiration des fans, le jugement des gens du métier… et la demande qui se raréfie en prenant de l’âge. Ces réalités de l’industrie du spectacle (pourquoi tel ou telle artiste devient plus rare ou disparait complètement ?), le public les connait plus ou moins. Ce témoignage se distingue de beaucoup d’autres en ne sombrant pas dans l’amertume ou le règlement de compte, mais par une analyse et un gros travail sur soi que l’on sent à la lecture (« Quand on ne s’aime pas, on ne s’aime pas, c’est tout. L’estime de soi, ce n’est pas votre apparence qui vous la donne. ») et qui touche le lecteur par sa sincérité, son humanisme, et par un humour et un sens de l’autodérision irrésistibles. Exemple : une séance de signatures où débarque un geek chargé de photos d’elle dénudée de l’époque ‘Lifeforce’… Certains admirateurs sont en effet enfermés dans leur passion et semblent oublier qu’ils s’adressent à une véritable personne. Voilà une parole féministe qui ne tombe pas dans les extrêmes, une parole de femme de cinéma et de théâtre (et de danse et de chanson) qui prend le temps d’observer les autres plutôt que son miroir. On prend ainsi un grand plaisir à lire sa rencontre avec Claude Chabrol, sa collaboration avec Yves Montand, son amitié avec Prince, ou bien encore un tournage à l’autre bout du monde avec Werner Herzog qui faillit lui coûter la vie. Parfois, on peut être en désaccord avec elle car si artistes et spectateurs partagent une même expérience, ils peuvent avoir un ressenti différent. Le film ‘Lifeforce’ est un excellent exemple. Ainsi Mathilda May avoue qu’elle souhaiterait pouvoir l’oublier, même si à l’heure de Google c’est impossible, et qu’elle doit faire avec. A la lecture, on sent que cette réticence a moins à voir avec le tournage du film à Londres  (Tobe Hooper était d’une grande timidité, les acteurs étaient de brillants comédiens du théâtre anglais se montrant courtois et élégants) qu’avec le regard des autres. On peut établir un rapprochement avec le témoignage de Céline Tran à propos du porno (dire en avoir tourné ça passe, mais dire qu’on a aimé ça là non ce n’est pas possible), le fait d’avoir tourné nue est « aggravé » de l’avoir fait dans un film de genre. En effet, dans certains milieux respectables des médias et de la culture, tourner nue dans une série B de science-fiction passe moins bien que jouer un texte de Strindberg sur les planches. Pas grave, les ricaneurs professionnels, les puritains et les hypocrites on sait où on les met. Les spectateurs qui aiment le cinéma et la vie savent eux apprécier la beauté et le talent.

Mathilda May - V.O.-livre

Mathilda May-Bettina Rheims-01

Roger Corman - Comment j'ai fait 100 films

En France, on tend à intellectualiser un peu tout, jusqu’à l’excès, y compris le cinéma, tandis qu’aux Etats-Unis seul l’argent compte dans l’intêret d’un film. Pour trouver un juste milieu, on peut compter sur certains artistes qui savent que le cinéma est un art ET une industrie. Par exemple le légendaire Roger Corman, qui signe avec Jim Jerome ‘Comment j’ai fait 100 films sans jamais perdre un centime‘ (éditions Capricci). Réalisateur et producteur, Corman aligne une filmographie impressionnante, alternant des films personnels et des productions purement commerciales, dans tous les genres et avec des budgets confortables ou fauchés. C’est l’équivalent US de notre Jean-Pierre Mocky national. Il partage ici sa riche expérience, avec de très nombreux témoignages (Dick Miller, Jack Nicholson, Vincent Price, Francis Coppola, William Shatner, Peter Bogdanovich, Bruce Dern, Peter Fonda, Shelley Winters, Julie Corman, Martin Scorsese, Joe Dante, Jonathan Demme, Ron Howard…). En plus d’être une référence du cinéma indépendant, il a longtemps été un découvreur de talents en donnant leur chance à de jeunes gens motivés, mal payés mais souhaitant apprendre leur métier sur le terrain plutôt que dans une école hors de prix, comme par exemple un certain James Cameron qui débuta dans les effets spéciaux. A méditer à l’heure des budgets toujours plus délirants des blockbusters hollywoodiens.

Dario Argento - Peur

Enfin, dernier choix de lectures d’été avec encore une autobiographie. Il s’agit de l’incontournable ‘Peur‘ de Dario Argento (chez Rouge Profond) dont toute la presse cinéma a beaucoup parlé. Encore une légende du cinéma fantastique ! Ce maître du giallo et de l’horreur à l’italienne a actuellement droit à une retrospective dans les salles (surtout sur Paris) de ses plus grands films (lire le premier numéro de Revus & Corrigés), avant de prochaines sorties restaurées en blu-rays. ‘Peur’ nous plonge dans l’intimité de cet homme à la voix tranquille mais au regard perçant/soucieux/amusé comme on a pu le découvrir lors d’une rencontre. On garde ce livre, précieusement, pour la fin.

NSB+E.G.

Publié par : nico nsb | août 6, 2018

Live on KEXP : Chelsea Wolfe, Zola Jesus…

Eté caniculaire. Dès la tombée du jour, des sons rugissants jaillissent et d’étranges rituels se mettent en place pour relier la Terre aux étoiles :

Chelsea Wolfe - 2018-KEXP-01

KEXP est une radio américaine basée à Seattle.  Elle accueille régulièrement des artistes pour des performances live dans ses locaux, et diffusées sur les ondes et en vidéo. Petite sélection avec Chelsea Wolfe (label Sargent House) et Zola Jesus (label Sacred Bones).

http://kexp.org

Zola Jesus - 2018-KEXP-01

Big Trouble - 03

(Des gueules de champions du monde comme on les aime !)

« Oui je suis pas loin.

Après la bande originale du film ‘Les Aventures de Jack Burton dans les griffes du Mandarin‘ en vinyle (ce mercredi 1e août chez Mondo), je serai de retour en France dans une belle édition blu-ray steelbook (l’Atelier d’Images), blindée de bonus anciens et nouveaux. Copie restaurée. Sortie le 16. Le 16 octobre prochain pour être précis. En attendant je retourne dans l’eau. »

O.L.A.

Big Trouble - 12-blu ray France 2018

Publié par : nico nsb | juillet 23, 2018

Le son du jour : Death in Vegas ‘Honey’

Death in Vegas - Honey 12

Death in Vegas : ‘Honey‘.

Sortie estivale pour Richard Fearless avec cet EP deux titres disponible en téléchargement ou en vinyle 12″ (vitesse 45t.). Face A : ‘Honey‘ avec Sasha Grey. Face B : ‘Witchdance dub‘. Les pieds dans l’eau, la tête dans les étoiles :

Death in Vegas-Sasha Grey-live-01

Death in Vegas-Sasha Grey-live

Publié par : nico nsb | juillet 11, 2018

Le son du soir : Bowie ‘Christiane F.’

David Bowie - Christiane F.-LP-a

     ‘Christiane F.‘ est un roman autobiographique glaçant qui décrit la descente d’une adolescente allemande dans l’enfer de la drogue et de la prostitution. En 1981, Uli Edel signera l’adaptation sur grand écran de ‘Moi, Christiane F., 13 ans, droguée, prostituée…‘. Une expérience réaliste et terrifiante que beaucoup d’ados et de jeunes adultes ont lu ou vu. Idéal pour rester loin de ces saloperies ! Particulièrement sensible à ce sujet, David Bowie accepta d’apparaitre dans le film à l’occasion d’un concert auquel se rend la jeune fille et sa bande de copains des rues. Bowie se chargea également de la bande originale du film, une compilation de titres issus de sa fantastique période berlinoise (1976-1979). Parmi les titres connus tels que ‘V-2 Schneider‘, ‘Stay‘, ‘Station to Station‘ ou ‘Warszawa‘, on remarquera la version bilingue (anglais/allemand) de ‘Heroes‘.

David Bowie - Christiane F.-LP-b

David Bowie : ‘Christiane F. Wir Kinder Vom Bahnhof Zoo‘ vient d’être réédité en vinyle 180gr rouge. Son et pressage excellents, pochette intérieure imprimée avec des notes accompagnant chacun des neuf titres, en anglais sur une face, en allemand sur l’autre. Une édition limitée et exclusivement disponibles auprès de tous les bons disquaires (merci à Fifi et Ludo) !

David Bowie - Christiane F.-LP-red

Publié par : nico nsb | juillet 6, 2018

BOF : Mystères et magie noire à Chinatown

     Mais que se passe-t-il à San Francisco, dans le quartier de Chinatown ? Derrière le folklore qui attire les touristes du monde entier dans la journée, on parle de guerre des gangs, d’éclairs mystérieux et de magie noire. Dès la nuit venue, la communauté chinoise tremble alors qu’apparait un sorcier du nom de Lo Pan…

John Carpenter - Big Trouble in little china-LP-a

« T’es prêt Jack ? »

« J’étais prêt dans le ventre de ma mère ! »

Big Trouble in Little China‘ ou ‘Les aventures de Jack Burton dans les Griffes du Mandarin‘ en VF (ça c’est du titre !) est un film du grand John Carpenter. Sorti en 1986, ce cocktail détonnant d’action, de fantastique et d’humour ne connu pas le succès en salle. Trop en avance sur son temps Jack Burton ? Le grand public n’était peut-être pas encore familiarisé avec les codes du cinéma d’action de Hong Kong.

Big Trouble - 01

Pourtant, hier comme aujourd’hui, il n’est pas indispensable de connaitre Tsui Hark et la nouvelle vague HK pour être séduit par les magnifiques décors, la photo de Dean Cundey (‘Jurassic Park’) ou les formidables scènes de combat exécutées par de véritables pratiquants d’arts martiaux. Il y a l’interprétation irrésistible de Kurt Russell qui incarne le héros, ou plus exactement l’anti-héros puisque Jack Burton est l’archétype du mâle américain de film d’action : macho, grande gueule et franchement ringard dans ses tentatives de drague. Sauf qu’on l’adore ce lourdingue, grâce au jeu de l’acteur principal et à ses partenaires qui lui donnent la réplique (Kim Cattrall, Dennis Dun, Victor Wong, James Hong), ainsi qu’à une version française et des dialogues savoureux :

« L’homme brave aime sentir l’eau du ciel sur son visage. »

« Oui et l’homme sage a le bon sens de ne pas rester sous la pluie. »

Aujourd’hui ‘Big Trouble in Little China‘ est un classique. C’est un plaisir à découvrir ou redécouvrir. Et comme souvent, c’est le réalisateur John Carpenter qui assure la musique, en compagnie de son collaborateur Alan Howarth. A propos de la musique, très prochainement le label américain Mondo va éditer la bande originale en double vinyle dans une édition qui s’annonce splendide. C’est de l’import, donc un peu cher, mais ça va en valoir la peine, tout comme l’édition double vinyle du ‘Profondo Rosso‘ (‘Les Frissons de l’Angoisse‘) des Goblin pour le film de Dario Argento et déjà en précommande pour une sortie en septembre :

https://mondotees.com

John Carpenter - Big Trouble in little china-LP-d

John Carpenter - Big Trouble in little china-LP-c

John Carpenter - Big Trouble in little china-LP-b

Goblin - Profondo Rosso 2LP (2018)

Big Trouble - 02

Big Trouble - 03

Big Trouble - 04

Big Trouble - 09

Big Trouble - 06

Big Trouble - 10

Big Trouble - 08

Publié par : nico nsb | juin 30, 2018

Lecture : il était une fois… KATSUNI

Céline Tran-Katsuni

     Les amateurs (et les amatrices) de porno n’ont pas oublié Katsuni, ex-Katsumi, la petite Française qui se fit un nom dans cet univers si particulier au point de signer un contrat d’exclusivité avec un gros studio du x californien (Digital Playground), tournant dans la plus grosse production du genre (‘Pirates II-Stagnetti’s revenge’) et décrochant de nombreuses récompenses. Pendant plus de dix ans, Katsuni arpenta les  pistes de striptease et les tournages en France, en Europe et aux USA. Cette histoire nous est racontée aujourd’hui à la première personne par Céline Tran elle-même.

Katsuni - Pirates 2-02

Ne dis pas que tu aimes ça – On m’appelait Katsuni‘ (édition Fayard) est une autobiographie, le récit d’une découverte de soi et du monde au travers de la sexualité, du rapport au corps. Céline Tran prend comme point de départ sa découverte, à l’adolescence, du film ‘Dracula’ de F.F. Coppola, et plus particulièrement la scène du viol dans un jardin de Lucy par le comte changé en bête, sous le regard horrifié mais fasciné de la douce Mina. Ce conte, à forte connotation sexuelle, va durablement marquer la jeune spectatrice qui va s’identifier, au cours de son chemin de vie, à l’une des héroïnes puis à l’autre. En devenant Katsumi, Céline, l’étudiante brillante mais timide, part explorer un monde interdit : celui des travailleurs du sexe. Et le livre, très bien écrit, alterne les temporalités pour marquer le contraste entre l’avant et l’après. C’est une histoire personnelle faite de choix, de rencontres, d’initiation et l’évolution d’une jeune femme explorant son plaisir. On y découvre son affection pour le réalisateur Alain Payet, sa complicité avec sa consoeur Nomi, son amitié avec Belladonna, le procès aux USA l’obligeant à changer de pseudo, Katsumi devenant alors Katsuni. C’est bien connu, lorsqu’on plonge dans le monde du porno il y a comme une marque d’infamie qui vous est tatouée au fer rouge sur la peau. D’après sa propre expérience, Céline/Katsuni ne se plaint pas du regard des autres, mais raconte qu’il est bien difficile de vivre une histoire d’amour hors plateaux de tournage. Certaines relations peuvent se révéler superficielles, voire toxiques. La plus cruelle survenant quand l’homme aimé progresse sur un autre chemin de vie, à un rythme différent, et n’est pas près à mettre en pause son métier pour fonder une famille. Les lecteurs reconnaitront derrière le prénom « Alex » le hardeur français Manuel Ferrara qui partagea sa vie durant une année, en Californie. Alors survient la prise de conscience de ne plus être à sa place dans une industrie qui se déshumanise de plus en plus, valorisant plus que jamais la performance au dépend de l’émotion sexuelle qui peut exister entre partenaires (Brigitte Lahaie en a déjà parlé plusieurs fois, déplorant les jeunes pornstars qui refusent toute implication émotionnelle lors d’une scène). Vient alors le choix de changer de vie. Apprendre à repartir à zéro dans la vie. Apprendre à faire l’amour avec un homme sans les automatismes d’une pornstar. Enfin, il y a le rapport à la famille et aux parents, la redécouverte des origines viêtnamiennes du papa et le début d’un dialogue touchant entre un père et sa fille.

Katuni - 01

Ce livre révèle un destin qui continue de s’écrire au présent, puisque si Katsuni appartient au passé, Céline Tran ne regrette rien et poursuit son apprentissage de la vie. Des blessures mais pas d’amertume ; c’est une combattante, pas une victime. Elle est par exemple comédienne sur des films ou séries. On l’a aussi découverte scénariste de BD sur la série « Doggybags » (chez Ankama), en collaboration avec Run, le créateur de Mutafukaz. Un peu geek la Céline ? Un peu oui. Beaucoup même, il suffit d’écouter les podcasts qui lui donnent la parole, comme l’émission Popopop d’Antoine De Caunes (France Inter).

Plusieurs vies en une. A suivre donc.

BD - DoggyBags - tome 6-Heartbreaker

Céline Tran-Doggybags Heartbreaker

Publié par : nico nsb | juin 29, 2018

Le son du soir : NIN « Bad Witch »

NIN - BAD WITCH-VINYL

Trent Reznor et son acolyte Atticus Ross aiment le format court. Un peu comme Massive Attack, ils préfèrent sortir des EPs plutôt qu’un album entier rempli de titres pas forcément aboutis pour satisfaire la maison de disque.

NIN - 01-2018

Cette semaine est sorti ‘Bad Witch‘ de Nine Inch Nails. Un mini-album de 6 titres où le duo ne cesse d’expérimenter. Entre un déferlement bruitiste et un instrumental introduire une section de cuivres chez NIN ? Vous n’y pensez pas ! Et bien si et c’est parfaitement amené. N’oublions pas que Trent Reznor a croisé la route d’un certain Bowie et on sent cette influence dans le désir de ne jamais se reposer sur ses acquis. De repousser les limites, de prendre des risques. Résultat : Face A ou Face B, pas de gras mais des vitamines sonores qui stimule le truc qui se trouve entre les oreilles.

Nine Inch Nails : ‘Bad Witch, EP disponible en téléchargement, CD ou mieux encore en vinyle noir chez tous les bons disquaires.

Publié par : nico nsb | juin 18, 2018

Stanley Kubrick dans Playboy

     La célèbre revue de charme Playboy doit sa légende à ses playmates, mais aussi à la qualité de ses interviews. Certaines ont été regroupées dans le recueil ‘Paroles de Lapin : les grands entretiens du magazine Playboy‘ (2017) avec au sommaire des échanges avec Kubrick, Clint Eastwood, Stephen King, Marcello Mastroianni, Tim Burton, Jack Nicholson… Une bonne idée de lecture pour l’été. 

Playboy - été 2018

L’édition française de Playboy vient de sortir chez les marchands de journaux son numéro 7-été 2018 (6,90€). La rédaction a eu la bonne idée de replonger dans les archives de la marque pour exhumer l’entretien avec Stanley Kubrick. 1968, ‘2001‘ est sorti dans les salles et le cinéaste s’exprime sur plusieurs sujets. C’était quelques mois avant que l’Homme ne pose pour la première fois le pied sur la Lune. Et il est fascinant pour le lecteur de 2018 de comparer notre époque avec le regard prospectif de Kubrick.

Kubrick - playboy-01

Par exemple sur le sens de son film ‘2001’ : « Vous êtes libre de spéculer tant que vous voulez sur le sens philosophique et allégorique de 2001 -et ce type de spéculation indique qu’il a réussi à toucher le public au plus profond- mais je n’ai aucune envie d’établir une liste d’instructions que tout spectateur se sentira obligé de suivre sous peine de passer à côté du film. » Plus loin Kubrick parle de la possibilité de vies extra-terrestres, de la libération sexuelle, de l’amour, du concept de dieu : « Je ne crois à aucune religions monothéistes mais je crois qu’on peut en revanche construire une définition scientifique fascinante de Dieu une fois accepté le fait qu’il y a environ cent milliards d’étoiles dans notre seule galaxie, que chaque étoile est un soleil source de vie et qu’il y a cent milliards de galaxies dans le seul univers visible! »

2001 - 10

Concernant le cinéma, Stanley Kubrick envisageait la possibilité, pour les années 2000, de la projection des films en 3D et d’une technologie qui ressemble furieusement à la réalité virtuelle. Enfin, puisque c’était dans l’air du temps à l’époque (60/70), quelques mots à propos de l’usage de drogues dans l’art et qui sont proches de ceux d’un Alejandro Jodorowsky : « La drogue endort la personnalité créative, qui se nourrit du conflit et de l’effervescence des idées. La transcendance de l’artiste doit se faire dans son propre travail. Il ne doit pas imposer de barrière artificielle entre lui-même et son subconscient. »

2001 - 09

2001 : l’Odyssée de l’Espace‘ fête ses 50 ans dans les salles de cinéma et à la télé sur la chaîne TCM Cinéma qui propose le mardi 19 juin (puis replay) une soirée Kubrick. A partir de 20h25 nous pourront découvrir le documentaire ‘2001 sparks in the dark‘, soit l’interview de Stanley Kubrick pour Playboy, suivi de la diffusion de ‘2001‘.

Kubrick - playboy-02

2001 - 03

2001 - 08

Older Posts »

Catégories