Publié par : nico nsb | mai 23, 2017

Cannes 2017 – carte postale 3

How to talk to girls - 01

Sélection officielle, hors compétition. Une bouffée d’air frais et d’énergie débarque avec ‘How to talk to girls at parties‘ de David Cameron Mitchell. Film américain  tourné en Angleterre qui raconte le week-end agité de Enn et ses deux meilleurs copains. Trois petits punks de 1977 qui en sortant d’un concert vont s’incruster dans une soirée bizarre et faire la rencontre de la jolie Zan (Elle Fanning) et de sa famille. Une sorte de communauté arty d’avant-garde, peut-être même une secte, à moins qu’il ne s’agisse d’extraterrestre de passage sur Terre… Ce réalisateur, on avait pu le découvrir avec ‘Shortbus’ (2006) qui avait fait beaucoup parler de lui avec ses joyeuses partouses new-yorkaises où toutes les sexualités participaient à la fête des corps. Ici, l’exploration est toujours celle d’un milieu underground, celui des punks, d’une jeunesse en révolte et qui a soif de vie. Parfaite reconstitution d’époque et jeunes comédiens attachants. Elle Fanning est beaucoup plus convaincante que dans le ‘Neon Demon’ de l’an dernier, et le film lui donne de beaux moments comme lors d’un face à face avec une Nicole Kidman inattendue (entre Vivienne Westwood et Siouxsie Sioux, elle veille sur la jeunesse turbulente et anticonformiste), puis un morceau musical sur une petite scène. Le scénario est signé de Neil Gaiman qui doit sans doute évoquer des souvenirs de jeunesse et les premières peines de coeur.

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Wind River - 01

Un Certain Regard. Le scénariste de ‘Sicario’ et ‘Comancheria’, Taylor Sheridan, présente ‘Wind River‘. Dans les montagnes enneigées du Wyoming, une jeune femme de la réserve indienne a été retrouvée morte loin de toute habitation. Une agent du FBI arrive, épaulée par un pisteur qui connait parfaitement la région… L’histoire est des plus classiques et la réalisation très impersonnelle. Rien de palpitant à l’horizon. De plus, il faut bien reconnaître que Jeremy Renner et Elizabeth Olsen ne sont pas des comédiens particulièrement inoubliables.

Wind River - 02

     Quand on vit à fond sa passion, on se coupe de tout ce qui est extérieur. Puis l’actualité violente vous rattrape :

« Communiqué officiel. Le Festival de Cannes veut faire part de son effroi, de son indignation et de son immense tristesse suite à l’attentat dont ont été victimes le public et la ville de Manchester hier soir.

Ce sont la culture, la jeunesse et l’esprit de fête qui ont une nouvelle fois été visés et frappés. Comme ont été frappées la liberté, la générosité et la tolérance, toutes choses auxquelles le Festival et tous ceux qui le rendent possible, les artistes, les professionnels et les spectateurs, sont profondément attachés.

Le Festival de Cannes invite tous les festivaliers à témoigner de leur solidarité envers les victimes, leurs familles et le peuple britannique, en observant une minute de silence ce mardi 23 mai à 15h. »

Adieu ROGER MOORE

(1927-2017)

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Publié par : nico nsb | mai 21, 2017

Cannes 2017 – Clint Eastwood a débarqué !

Impitoyable - 01

     1992, ‘Impitoyable‘ sortait en salle. 2017, le film s’apprête à ressortir en copie restaurée dans les salles de cinéma et en blu-ray. Et pour marquer le 70e anniversaire du Festival de Cannes, Clint Eastwood en personne est venu sur la Croisette présenter son film dans le cadre de Cannes Classics. Gros frisson en le voyant monter sur scène : un vieil homme qui accuse son âge (bientôt 87 ans), mais un charisme intact. Clint, le grand public l’a vu vieillir « en direct » dans chacun de ses films où il ne triche pas avec ses rides et ses cheveux blancs. Et un cadeau n’arrivant jamais seul, la star américaine a tenu à assister à la projection au milieu du public. Salle comble et standing ovation pendant tout le générique de fin !

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Une légende vivante, ça ne se décrète pas. C’est le public, et non les médias, qui décide de plébiciter une longue carrière, comme le prouvaient les sifflements reprenant le thème principal du ‘Bon, la Brute et le Truand’ quelques instants avant l’arrivée de l’acteur-réalisateur. Répétons-le encore une fois, voir un film sur un grand écran n’a rien à voir avec un visionnage sur une télé, une tablette, un smartphone. Si l’histoire ne change pas, rien ne vaut l’expérience de la salle, rien n’est comparable à l’émotion qui s’en dégage. Et quand on a la chance d’assister à une projection assis à quelques fauteuils seulement d’un artiste du calibre de Clint Eastwood, le cadre influe forcément sur le ressenti de l’expérience. On connait l’histoire du film par coeur, sa musique jouée à la guitare, sa lumière, mais le regard est légèrement différent. On note un petit détail qui retient notre attention plus que les fois précédentes. ‘Impitoyable‘ est véritablement un film très personnel, dédié à Sergio Leone et à Don Siegel, c’est un hommage aux grands maîtres du western et pas seulement américain, un film d’hommes (Gene Hackman, Morgan Freeman, Richard Harris) et de femmes (Frances Fisher, Anna Thomson), film sur les regrets, la vieillesse et la mort. Il y a ce qui se passe sur l’écran, et si l’on tourne la tête on peut apercevoir les spectateurs captivés dans la pénombre de la salle. Ainsi Clint Eastwood était-il attentif à ce film qu’il a tourné il y a 25 ans. Et les questions fusent en l’observant : à quoi pouvait-il penser pendant la projection de son film ? Quels souvenirs lui revenaient en tête ? Un très grand et très beau moment à vivre.

(Photos iPhone : Nicolas NSB-2017)

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Impitoyable - 04

Ca c’était pour samedi. Et ce dimanche, Clint Eastwood donnait une leçon de cinéma où il devait probablement revenir sur sa carrière et peut-être sur les cinéastes qui l’ont inspiré. Mais ce nouveau rendez-vous avec la star avait lieu dans une salle de petite capacité. Enormément de monde entre les festivaliers, les journalistes, les photographes et les invitations. Impossible d’entrer. Par contre, Thierry Frémaux et l’équipe du Festival ont eu l’excellente idée de mettre cette leçon de cinéma en ligne pour le plus grand plaisir de tous :

http://www.festival-cannes.com/fr/festival/actualites/articles/la-lecon-de-cinema-de-clint-eastwood

Unforgiven (1992)

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Avant que nous disparaissions-05

     Du côté de la sélection Un Certain Regard, Kiyoshi Kurosawa présentait son nouveau film ‘Avant que nous disparaissions‘. Cette fois-ci le réalisateur japonais délaisse les fantômes pour de la science-fiction avec une histoire d’invasion extraterrestre. Bien entendu, on est très loin des blockbusters américains. Le film suit un couple sur le point de se séparer. L’époux a été retrouvé errant sur la route et semble avoir perdu la mémoire. Peu à peu, il explique à sa femme (Masami Nagasawa) être un extraterrestre qui s’est emparé du corps de son mari (Ryuhei Matsuda). Il est en quête de « concepts » pour comprendre les humains avant l’invasion. Au même moment, un journaliste fait la connaissance d’un jeune homme lui aussi étrange, et ils partent à la recherche d’une jeune fille qui provoque des carnages sanglants en ville… Kurosawa filme une histoire de fin du monde vue à travers le regard d’un couple. Ici, les évènements dramatiques sont souvent hors champ (comme les hélicoptères de l’armée qu’on entend mais qu’on ne voit pas), technique idéale pour un budget de série B. Mais parfois une fusillade éclate brutalement à l’écran, ou le spectaculaire surgit avec un accident de la route. A chaque fois, la mise en scène est inventive, loin de la paresse des grosses productions reposant uniquement sur les effets spéciaux. Le réalisateur utilise les codes du genre (histoire de body snatchers), pour y injecter de la mélancolie ou de l’humour. Par exemple, pour « prendre » (comprendre) un concept humain (la famille, la liberté, la propriété, le travail), les visiteurs touchent leurs victimes du doigt comme on touche un écran tactile (critique de la génération connectée ?). L’humain est aussitôt comme vidé d’une partie de sa personnalité, ce qui donne une scène très drôle avec un patron odieux. Mais à mesure que les envahisseurs s’humanisent et que s’approche la fin du monde, il reste un ultime « concept » à s’approprier. Peut-on apprendre l’amour sans l’éprouver ? Doit-on le voler comme une simple information ? Quel en est le prix à payer ? La SF réussit admirablement à Kiyoshi Kurosawa.

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Publié par : nico nsb | mai 19, 2017

Cannes 2017 – carte postale 1

     Vue de l’espace, Cannes c’est pas mal comme a pu le constater cette semaine l’astronaute français Thomas Pesquet. Mais face à la mer et les deux pieds sur la Croisette, c’est encore mieux. Grand soleil et ciel bleu sont au rendez-vous (avec un peu de pluie parfois, c’est une tradition). Une fois récupérés le badge et le sac festival, on retrouve vite ses repères et on se plonge plus en détail dans le programme et les horaires des différentes sélections. Car il est important de bien choisir son premier film.

C’est décidé, ce sera un film avec Nicolas Cage ! Un film de Werner Herzog. Un film génial et énorme, délirant, tourné à la Nouvelle-Orléans. Il s’agit bien entendu du fameux ‘Bad Lieutenant : Escale à la Nouvelle-Orléans‘ (2010), faux remake d’une réalisation de Abel Ferrara. Projection au Théâtre Croisette dans le cadre de la Quinzaine des Réalisateurs, en pellicule 35mm (chose devenue rare à l’heure du tout numérique), à l’occasion de la remise d’un prix à Herzog. Le réalisateur allemand est d’ailleurs venu dire quelques mots sur scène, déclarant n’avoir à ce jour jamais vu le film de Ferrara ; par contre il a fini par rencontrer ce dernier et ils ont sympathisé lors d’une soirée qu’on imagine animée (et peut-être arrosée). Ce ‘Bad Lieutenant’ (avec Eva Mendes, Val Kilmer et Brad Dourif), on le connait pratiquement par coeur mais c’est toujours un plaisir à le revoir, surtout sur un grand écran, avec son Nicolas Cage menant une enquête compliquée vue sa forte dépendance à des substances diverses qui se snifent ou se fument, provoquant des visions hilarantes où des lézards chantent un air de soul tandis que l’âme d’un mort danse au son d’un vieux blues cajun. Parfois dans la vie tout dérape, et d’autres fois tout roule sans problème, toute chose semble trouver sa place dans le grand mouvement de l’univers. C’est le charme et le mystère de la Louisiane. Il semble que la magie d’un film puisse jaillir de l’écran et se répandre dans le réel. Car à la fin de la séance, en quittant la salle et en retrouvant la lumière du bord de mer, qui pouvait-on apercevoir sur la Croisette ? Abel Ferrara et sa petite famille discutant en toute simplicité sur un coin de trottoir !

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Werner Herzog à la Quinzaine (photo Nicolas NSB-2017)

     Il est temps à présent d’attaquer la sélection officielle. Pas grand chose de très excitant à première vue, mais certains noms retiennent l’attention. Comme par exemple Bong John-Ho qui débarque à Cannes avec ‘Okja‘, une production Netflix qui a déjà fait couler beaucoup d’encre. Et ça n’a pas loupé, dès le début du générique, des huées ont éclaté dans la grande salle Lumière à l’apparition du nom de l’opérateur américain. Et ça ne faisait que commencer car un gros problème technique a gâché le lancement de la projection. En effet, l’un des rideaux de l’écran est resté bloqué, coupant le haut de l’image d’un bon tiers. Et le film se poursuivait malgré tout pendant plusieurs minutes, sous l’exaspération du public (salle pleine). Puis enfin, arrêt de la projection, retour des lumières et intervention d’un technicien. Le film a finalement pu reprendre depuis le début et dans de bonnes conditions, avec un peu de retard. Le Festival de Cannes a beau être le plus grand et le plus prestigieux des festivals de cinéma du monde, il n’est pas à l’abris de quelques imprévus.

Mais revenons au film. ‘Okja‘ est le nom d’un énorme cochon élevé par une adolescente, Mija, et son grand-père dans la campagne coréenne. Paysage verdoyant et lumineux, un cadre paisible où une belle amitié s’est développée pendant une dizaine d’années, jusqu’au jour où les cadres d’une compagnie américaine viennent récupérer le cochon géant. Car Okja est un animal créé de toute pièce dans le laboratoire d’une multinationale dirigée par Lucy Mirando (excellente Tilda Swinton), qui prépare depuis des années de noirs projets… Bong Joon-Ho poursuit ses thèmes favoris dans une production américaine destinée à un large public et notamment aux enfants. ‘Okja‘ c’est un peu Heidi et ses chèvres, ou bien ‘E.T.’ de Spielberg, mais pour dénoncer la société de consommation. La jeune héroïne Mija (Ahn Seo-Hyun) croisera d’ailleurs la route d’une poignée d’activistes qui vont l’aider à retrouver son animal de compagnie. Si ce film n’est pas du niveau des précédentes réalisations du cinéaste coréen (‘Memories of murder’, ‘The Host’, ‘Mother’, ‘Snowpiercer’), s’il connait quelques longueurs et des lourdeurs (le personnage joué par Jake Gyllenhaal), il est rattrapé par de très bons effets spéciaux et une dernière partie sombre où l’on retrouve la « touche » de ce réalisateur. Enfin, le film aurait amplement mérité une sortie en salle afin de rencontrer son public. Mais il n’y a pas eu d’accord de trouvé entre Netflix et le cinéma français, et c’est très regrettable.

     Restons dans la compétition pour le film suivant. ‘Jupiter’s Moon‘ est le nouveau film du Hongrois Kornél Mondruczó, découvert au début des années 2000 avec un court métrage très étonnant (de mémoire, quelque chose comme « La Jeanne d’Arc des Urgences« , adapté plus tard en long métrage sous le titre de ‘Johanna‘ en 2005). Il est toujours passionnant de suivre un jeune cinéaste sur la durée. Car Mondruczó confirme tout le bien que l’on pensait de ses précédents travaux. On suit ici le parcours d’Aryan (Zsombor Jéger), un jeune réfugié syrien entré illégalement en Hongrie et poursuivit par la police. Grièvement blessé par balles, le jeune homme est soigné par le docteur Gabor Stern (Merab Ninidze). Mais celui-ci constate avec stupéfaction que les blessures guérissent d’elles-même. Puis, sous le coup d’une violente émotion, Aryan entre en transe et s’élève de plusieurs centimètres au-dessus du sol !

Jupiter’s Moon‘, ou ‘La Lune de Jupiter‘ si son titre français est confirmé, est un drame social sur le sort des réfugiés syriens. C’est un film politique qui parle d’un pays, la Hongrie, et de l’état de l’Europe (qui est aussi le nom d’une des lunes de Jupiter). C’est un film fantastique d’une formidable beauté. Mais également un film d’action, avec des courses-poursuites filmées au grand-angle (comme chez Zulawski). Kornél Mondruczó signe là un petit miracle qui colle de près à son sujet et ses deux personnages principaux, tout en ouvrant large son cinéma. Il en résulte des images d’une puissance rare grâce à la mise en place de plans longs, un gros travail sur la lumière, le son et les effets spéciaux. Imaginez un film d’auteur engagé qui ne soit ni donneur de leçon, ni paternaliste, qui croit en la force du cinéma et qui s’empare des codes du cinéma de genres pour proposer de l’émotion à couper le souffle. Imaginez un film « super-héroïque » et mystique dirigé par un auteur qui ne se vendra jamais à Marvel-Disney sans pour autant dénigrer les comics. Du cinéma qui évolue dans des zones voisines des univers de Gaspar Noé, de Jodorowsky ou de Andrzej Zulawski. Ce film existe et il s’appelle ‘Jupiter’s Moon‘ ! Premier coup de coeur du Festival.

Et pendant ce temps, entre Cannes et les Iles de Lérins, Emily Ratajkowski travaille son bronzage…

Publié par : nico nsb | mai 13, 2017

Toutes les couleurs de… Traci Lords

Traci Lords - 01

Le petit fanzine (petit par la taille, grand par la passion) Toutes les Couleurs du Bis vient de frapper un grand coup avec son numéro 9. Cette fois, c’est rien moins que Traci Lords qui est à l’honneur !

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La porn star américaine par excellence, celle par qui le scandale est arrivé dans les années ’80, la gamine qui fit trembler toute une industrie. Comme à son habitude, Stéphane Erbisti dresse une biographie de son sujet, avant de chroniquer un gros paquet de films de miss Lords selon le principe 1 page = 1 film. Un travail long et particulièrement… agréable sans aucun doute. On parle bien de sa période dans le cinéma porno, époque reine de la cassette VHS et des vidéo-clubs. Ceux qui ont connu ces années se remémorent avec une pointe de nostalgie la découverte de cette Américaine aux formes affolantes. Traci c’était une petite bouche boudeuse, une poitrine naturelle en forme d’obus, un réel appétit sexuel, un peu de vulgarité californienne, et finalement une assurance qui en fit une star (quelque soit la posture ou la situation, elle domine tout). A titre personnel, Traci Lords c’est par exemple la découverte d’une filmographie interdite aux mineurs avec la K7 de ‘Désir au bout du chemin‘ (aka ‘Perdues sur l’autoroute/Lust in the Fast Lane’), découverte qui se prolongera selon le catalogue plus ou moins fourni des vidéo-clubs fréquentés (c’était avant Internet), et jusqu’à l’ultime ‘Traci, je t’aime‘ tourné en France avec la belle Marilyn Jess (qui mériterait elle aussi un hommage).

Traci Lords - 02

Traci Lords - DESIR-AU-BOUT-DU-CHEMIN-VHS

Traci Lords -Hustler

Comme à chaque fois, ce numéro de Toutes les Couleurs du Bis est abondamment illustré (beaucoup de nudité, mais tout cela reste dans le charme érotique, sans photos explicites qui interdiraient la vente aux moins de 18 ans), entièrement en couleur et inclus un petit marque-page bien pratique. Plus de 100 pages, petit format appelé à vite devenir un collector, ce ‘Traci Lords-vol.1 : 1968 à 1987‘ est vendu 8 euros chez Sin’Art. Oui, volume 1. Une suite est donc annoncée et ce volume 2 sera consacré à la reconversion de Traci Lords dans le cinéma traditionnel. Nouveau départ qui débuta notamment dans une production fauchée de Roger Corman (‘Not of this Earth’), puis chez John Waters au côté de Johnny Depp dans ‘Cry-Baby’. Une carrière faite de séries TV, de séries B (‘Blade’ avec Wesley Snipes, ‘Excision’) voire Z sympathiques (‘Princess of Mars’),  de comédie (‘Zack et Miri font un porno’), et même du cinéma indépendant (chez Greg Araki) et qui semble toujours s’écrire au présent. A suivre, mais en attendant, Traci est notre Pin-Up du mois sur la page « Pin-Up » de ce blog.

http://www.sinart.asso.fr

http://touteslescouleursdubis.blogspot.fr

Interview de Traci Lords dans la revue Vidéo 7 en 1986 :

Traci Lords-Vidéo 7

Traci Lords - New Wave Hookers

Traci Lords - Wild ThingsTraci Lords - Penthouse

Traci Lords - Black Throat

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Publié par : nico nsb | mai 10, 2017

Alien Covenant : mais pourquoi !!?

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Pourquoi ? Pourquoi ça ? Pourquoi un tel gâchis ? Pourquoi continuer à exploiter une franchise alors que ses auteurs n’ont définitivement plus rien à dire de plus ?

Prometheus‘ avait pour lui pas mal de promesses, une poignée de personnages intéressants et une magnifique direction artistique. Mais papy sir Ridley Scott, comme nombre de vieilles personnes, a tendance aujourd’hui à radoter. Ainsi en 2017, et vas-y que je te refais ‘Alien, le 8e passager‘ pour le mélanger avec ‘Aliens, le retour‘, en y ajoutant beaucoup de bavardage, un peu de flute et quelques monstres numériques. Et les mêmes situations totalement absurdes qui dévalorisaient ‘Prometheus’ ! Enfin, pour couronner le tout, il y a la direction prise par le scénario pour réorienter toute la saga « Alien »… Difficile d’en dire plus sans spoiler. Par contre, la stupéfiante affiche-teaser sous forme de sculpture horrifique est franchement trompeuse. Ne cherchez pas : vous ne trouverez aucune trace de l’enfer bio-mécanique imaginé par le génial Giger.

Alien : Covenant‘ n’est en fait que le caprice d’un vieux monsieur qui a pris ses petites habitudes et entend bien ne pas les lâcher. Ridley Scott affirme, a qui veut l’entendre, qu’il a encore plein d’autres histoires à raconter : « Alien, c’est à moi ! Rien qu’à moi ! » Faut-il lui passer ses caprices ? Est-ce bien raisonnable de le laisser casser ses jouets ? La première série de films « Alien » tournait autour du personnage de Ripley, les préquelles sont donc centrées sur un androïde. Ca peut fonctionner à condition de raconter un film différent. Mais ici le spectateur est en terrain déjà connu (dans le fond comme dans la forme), devinant constamment ce qui va se passer dans les minutes qui viennent. Aucune surprise au programme.

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Ce film confirme une fois de plus qu’il est des mystères qu’il vaut mieux ne pas essayer de révéler. Raconter les origines des créatures et du vaisseau qui les transportait n’était pas une bonne idée. Tout comme il n’était pas judicieux de révéler l’identité du tueur de Laura Palmer au beau milieu de la saison 2 (que dire de plus ensuite ?), pas plus qu’il n’est utile non plus de raconter la jeunesse de Han Solo. Vouloir tout expliquer, tout raconter est devenu l’alibi pour engranger un maximum de dollars en prenant le moins de risque possible. Pourquoi innover, créer de la nouveauté alors que les franchises ne demandent qu’à être pressées jusqu’à la dernière goutte ?

Supprimer toute part de mystère revient à tuer le désir d’écouter un conteur venu dire aux spectateurs : « il était une fois… ». Le cinéma a besoin de la pénombre de la salle de spectacle pour que la magie opère. Et lorsque la lumière revient à la fin du film, il nous reste plein de beaux rêves dans la tête. En s’enfermant dans la logique des franchises, Hollywood ne produit plus d’histoires, juste des images vides de sens.

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Publié par : nico nsb | mai 6, 2017

Le son du soir : Alexandra Savior

Alexandra Savior - Belladonna of Sadness-red vinyl

La jeune Alexandra Savior n’a pas encore 22 ans et vient de publier un premier album impressionnant. En 2015, on pouvait découvrir le nom de cette Américaine dans la BOF de ‘True Detective-saison 2’.

Mélodies qui accrochent immédiatement l’oreille, voix sensuelle et plus coulante, moins forcée que Lana del Rey. Au jeu des comparaisons, on la rapprochera plutôt de Julee Cruise. Ambiance envoûtante teintée de tristesse. Du rock légèrement rétro et qui vous entraîne du côté de la série Twin Peaks. Pas étonnant qu’Alexandra Savior et son groupe, qui enchaînent les dates de concerts (elle n’est pas la créature artificielle d’un producteur), aient participé récemment à un festival musical célébrant le retour de la mythique série de David Lynch et Mark Frost.

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Voilà une très belle découverte, grace aux bons goûts éclectiques d’un excellent disquaire (merci Ludo !). L’album ‘Belladonna of Sadness‘ tire son titre du fameux film d’animation japonais et est disponible en téléchargement, CD et vinyle rouge (coupon MP3 inclus).

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Publié par : nico nsb | mai 6, 2017

Le son du soir : LEFTFIELD

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Classique, puissant et indémodable, le premier album de Leftfield se refait une jeunesse avec une réédition remasterisée. ‘Leftfield‘ (1995) est proposé en téléchargement ou en double CD accompagné de 11 nouveaux remixes. Mais l’intérêt principal est de pouvoir enfin mettre la main sur la version originale de l’album dans sa version 3 vinyles. Titres plus longs, mixes légèrement différents et un inédit ! Trois disques 180gr noirs, pochette trois volets et coupon de téléchargement inclus (mixage et remixes de la version CD). Gros son bien méchant !

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A vendre ou à louer : belles petites maisons et charmants appartements typiques à saisir sans tarder !

Vous qui souhaitez fuir le chaos et la pollution des grandes métropoles, ne passez pas à côté de cette occasion en or. Située aux pieds des montagnes, en bordure de rivière, l’accueillante ville de Twin Peaks jouit d’un climat particulièrement favorable. Un cadre enchanteur qui a su conserver ses traditions. Son air pur, ses habitants attachants, ses forêts mystérieuses, son célèbre café noir accompagné d’une part de tarte aux cerises… Une fois installé, vous ne voudrez plus en partir. Pour vous mettre l’eau à la bouche, voici un petit aperçu :

O.L.A.

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Publié par : nico nsb | avril 22, 2017

Disquaire Day 2017

Les choses les plus futiles sont peut-être les plus indispensables dans la vie. Comme la musique. Que pèse la musique, un disque en des temps incertains ? Rien ? Tout ! Ou comme dirait Iggy : « Fuck ! Fuck ! Fuck ! » Ca tombe bien, aujourd’hui c’était le Disquaire Day avec de belles pépites dans les bacs.

Iggy Pop - Post pop depression live-3LP

Iggy Pop : ‘Post Pop Depression live at the Royal Albert Hall. Concert intégral de 2016 sur 3 vinyles, avec un livret et un code de téléchargement, dans une pochette ouvrante façon livre en quatre volets. Superbe édition limitée et numérotée.

David Bowie - No plan-ep_blue

David Bowie : ‘No Plan. EP de 4 titres (‘Lazarus’ et trois inédits) enregistrés lors du dernier album ‘Blackstar’. Maxi vinyle 12″ bleu marbré, une face. Face B avec gravure. Code de téléchargement inclus.

Primal Scream - Mixomatosis-EP

Primal Scream : ‘Mixomatosis. Maxi vinyle de 5 remixes. Du très bon, du très lourd.

AIR - Le Soleil est près de moi-EP

AIR : ‘Le Soleil est près de moi‘. Maxi 4 titres proposant ‘Le soleil…’‘J’ai dormi sous l’eau’ et deux remixes en face B. Idéal pour entamer une sieste crapuleuse.

Publié par : nico nsb | avril 14, 2017

Des Jedi et une princesse

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