Publié par : nico nsb | août 2, 2017

Quelques films d’été (suite)

Fortes chaleurs ? Vite, un bon film dans une salle climatisée !

Dunkirk - 03

Sortir un film de guerre en plein été, quelle drôle d’idée. C’est pourtant le choix de Christopher Nolan pour son formidable ‘Dunkerque‘. Revenant sur cet épisode tragique du début de la Seconde Guerre Mondiale, Nolan met en scène un film de survivants, une course contre la montre dont le tic-tac sert de motif principal à la musique de Hans Zimmer. Trois actions sont racontées en parallèle : sur terre, sur mer et dans les airs. Pour chaque homme, Britanniques et Français, il s’agit de sauver sa peau à tout prix, de fuir face à l’avancée des armées allemandes. La tension est permanente, avec des moments de stress intenses comme lors des bombardements des plages lorsque les Stukas descendent en piqué au son de leur sirène qui installe la terreur avant même d’apparaître dans le ciel. Grosse production, ‘Dunkerque‘ est aussi un film expérimental car sa narration joue avec le temps. Chaque théâtre de combat, chaque épisode se déroule dans un temps qui n’est pas celui des autres. Actions parallèles, mais pas au même moment de la journée. Ce qui donne par exemple des flashbacks et des flashforwards. Au début, le procédé peut dérouter le spectateur, puis on se prête au jeu qui sert le suspense entourant le destin des différents personnages : le jeune soldat qui cherche à quitter la plage, le pilote du Spitfire et le capitaine du bateau de plaisance lancé à la recherche de survivants. Christopher Nolan est un auteur qui, à l’intérieur d’Hollywood, parvient à développer des thèmes qui lui sont chers (ici le temps, comme dans son précédent ‘Interstellar’). Et au fil des tournages il s’est créé une petite famille qu’on prend plaisir à retrouver devant (Tom Hardy, Cillian Murphy, Michael Caine) comme derrière la caméra (photo, montage, musique…). Sans doute le meilleur film de l’été toutes catégories confondues.

Dunkirk - LP

Dunkirk - 02

Dunkirk - 04

Bodega Bay

La Région Sauvage - affiche-01

Du côté du Mexique vient l’étrange et inclassable ‘La Région Sauvage‘. Entre le drame et le fantastique, avec des scènes de sexe, voici un film qui s’attaque sans détour au machisme. Derrière les excès de virilité, il y a quelque chose de cachée. L’histoire : dans une forêt à l’écart des villes se trouve une petite maison occupée par un couple de paysans. Dans l’une des pièces de la maison, des jeunes femmes viennent s’offrir à une présence qui n’a rien d’humaine. Pendant ce temps, nous suivons le quotidien d’une famille tout ce qu’il y a de plus classique (mari-femmes-enfants et le petit Jésus dans le salon), mais construite sur des secrets et des refoulements… ‘La Région Sauvage‘ de Amat Escalante peut se voir comme une variation du ‘Possession’ de Zulawski, tandis que d’autres le rapprocheront du récent ‘Under the Skin’ pour son mélange de scènes réalistes et d’autres où l’atmosphère devient flottante, le tout avec une petite inspiration issue de l’imaginaire érotique du Japon. Cependant ce film possède une personnalité qui lui est propre. Cette région où les pulsions se libèrent se situe quelque part dans une forêt, mais aussi entre les jambes. Ici, ironiquement, pour les femmes le remède au patriarcat et son alliée la religion vient bien du ciel… et même d’un peu plus loin.

La Région Sauvage - 04

La Région Sauvage - 02

La Région Sauvage - 03

La Région Sauvage - affiche-02

Baby Driver - 04

Annoncé comme le film de l’été le plus cool, ‘Baby Driver‘ suscite en effet l’enthousiasme des spectateurs grâce au charme de ses comédiens, la bande son faite de rock et de soul, et la mise en scène. Edgar Wright fait en effet preuve d’une maîtrise impressionnante lors des scènes de courses poursuites en voiture. Mais il se trouve également dans son élément avec les scènes de comédie et son casting est très classe entre les jeunes (Ansel Elgort et Lily James) et les valeurs sûres (Kevin Spacey, Jamie Foxx, Jon Hamm…). L’histoire : « Baby » est un jeune as du volant. Pour éponger une dette, il sert de chauffeur lors de braquages. Un vrai prodige de la conduite qui ne roule qu’avec une playlist soigneusement sélectionnée dans les oreilles. Tout « roule » pour lui, l’argent et même une petite amie rencontrée au café du coin. Mais lorsque le disque se raie ou que le lecteur mp3 connait des bugs, c’est le début des problèmes. Avec le milieu du crime, il n’y a pas d’issue heureuse… Dans les meilleurs films d’action de l’année, ‘Baby Driver’ vient juste derrière ‘John Wick 2’.

Baby Driver - affiche

Baby Driver - 01

Baby Driver - 03

Colossal - 02

Autre sortie estivale, ‘Colossal‘ se voit malheureusement privé d’une diffusion dans les salles de cinéma pour débarquer directement en e-cinéma sur toutes les box internet. Anne Hathaway joue Gloria, une jeune femme qui enchaîne les soirées un peu trop arrosées jusqu’au jour où elle perd tout : son boulot, son fiancé et leur appartement. La voila obligée de rentrer à la maison, une petite ville déprimante loin des lumières de New York. La loose totale, du coup elle renoue avec des amis d’enfance au bar du coin tenu par Oscar (Jason Sudeikis). Au même moment, à Séoul, apparait un monstre géant qui détruit tout sur son passage. Gloria suit l’actualité et découvre qu’elle est directement connectée aux évènements extraordinaires de Corée… Quand on est jeune, on aime les sorties, faire la fête. Puis la trentaine arrive. Ensuite c’est la quarantaine qui n’est plus très loin. Et le passage du temps peut être source d’angoisse, alors on tente à tout prix de s’accrocher à quelque chose. L’idée d’une jeunesse éternelle dans des fêtes qui n’en finissent jamais. Nacho Vigalondo signe une chouette comédie dramatique très originale où les angoisses s’incarnent dans la réalité sous la forme de manifestations fantastiques. Bon petit film où les émotions des adultes mal dans leur vie sont en prise direct avec les blessures de l’enfance. ‘Colossal‘, c’est un peu la rencontre entre Judd Apatow et les Kaiju Eiga.

Colossal - affiche

Colossal - 03

Colossal - 01

Valérian - 08

Un dernier mot pour la route. Après une seconde séance, ‘Valerian et la Cité des Mille Planètes‘ est bien le divertissement tout public de l’été. Tout comme avec ‘Le Cinquième Element’, Luc Besson signe non pas un chef d’oeuvre mais un spectacle coloré et réjouissant. Ne boudons pas notre plaisir !

NSB+E.G.+O.L.A.

Valérian - Mézières-Besson-Christin

Valérian - 09

Publié par : nico nsb | juillet 26, 2017

VALERIAN : mission presque réussie

Valérian - 06

Valérian et la cité des mille planètes‘ de Luc Besson. Mission presque réussie mais pas totalement satisfaisante. C’est l’avis que peut avoir un fan des bédés originales en quittant la salle de cinéma. Pour une fois on ne va pas reprocher à Luc Besson d’avoir copié sur son voisin. Là, il s’agit de l’adaptation officielle des aventures de « Valérian agent spatio-temporel » imaginées par le scénariste Pierre Christin et le dessinateur Jean-Claude Mézières. Et Besson, homme de spectacle, a sorti les gros moyens. Effets spéciaux au top et relief 3D très bien employé. Le cinéaste français tutoie les James Cameron et autres Peter Jackson. On connait son remarquable sens de l’image. Avec lui, le spectateur sait qu’il est au cinéma, contrairement à beaucoup de films français à l’ambition esthétique de téléfilm.

Valérian - affiche

Mais le gros point faible de Besson a toujours été le scénario. Ici il signe seul l’adaptation de ‘L’Ambassadeur des Ombres‘ (le titre s’inspire lui de l’épisode ‘L’Empire des Mille Planètes’) et si on ne peut pas parler de catastrophe, il est permis de regretter certains choix. Par exemple, la présentation des personnages principaux est un peu précipitée. Le grand public ne connait pas forcément Valérian et Laureline : ici on nous les présente directement comme un couple déjà formé et sur le point de se marier. Et ça semble être l’obsession principale de Besson durant tout le film : Valérian va-t-il trouver le courage d’assumer ses sentiments à l’égard de sa partenaire ? Alors que les scénarios de Pierre Christin, tout en développant l’histoire sentimentale avec pas mal d’humour, s’attaquait quand même à des sujets d’actualité en dénonçant par exemple la soif du pouvoir de l’empire terrien (colonialisme et impérialisme en prennent pour leur grade durant toute la série), ou s’emparant de thèmes comme les rapports homme/femme ou l’écologie. Le film modifie donc le fond (dans la BD : une sorte de « crise à l’ONU » cosmique) et certains détails (l’ambassadeur devient un militaire, la cité spatiale Point Central devient Alpha…), en sous-exploitant le potentiel comique de certaines créatures (la cupidité des Schingouz, le Transmuteur grognon de Bluxte), en se passant totalement du mystère entourant les ravisseurs (moteur de la bd et du parcours de Laureline lancée à la recherche de Valérian dans la cité spatiale). Une liberté dans l’adaptation qui n’a rien d’exceptionnel au cinéma, sauf que là le scénario du film paraît creux et l’intrigue (pourtant simple) devient un peu confuse à force de dialogues explicatifs interminables. Par contre, et c’est un bon point, on retrouve bien le ton de la série, à savoir ce mélange d’aventure, d’humour et de charme.

Valérian - 04

Côté mise en scène, Besson enchaîne les courses-poursuites et les bagarres de façon répétitive et en les étirant plus que nécessaire (technique classique de tout blockbuster : quand on n’a pas grand chose à dire, on meuble par de l’action et des effets spéciaux), avec le risque de faire passer Valérian pour un guerrier alors que ses créateurs le décrivent plutôt comme un aventurier. Du coup, le film atteint les 2h16 alors que l’histoire ne l’exigeait pas. Par contre, le générique d’ouverture sur du Bowie est juste génial, racontant la création de la station Alpha. Autre moment remarquable, et qui fait de l’oeil au ‘Cinquième Elément’ : le show de Rihanna. D’ailleurs les références, discrètes, sont nombreuses tout comme les caméos. En tête d’affiche, les deux acteurs principaux sont convaincants mais on sent que Besson s’intéresse plus à Laureline/Cara Delevingne (elle a un air de ressemblance avec son personnage dessiné), alors que Dan DeHaan peut être excellent si on lui offre un rôle consistant à jouer (revoir ‘A Cure for Life‘ de Gore Verbinski sorti en début d’année). Quant à la musique, elle est omniprésente et les compositions d’Alexandre Desplat ne se distinguent malheureusement pas des autres blockbusters actuels (aucun thème ne reste en mémoire). Une écoute plus attentive et sans les images est sans doute nécessaire pour apprécier le travail du compositeur.

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Bref, si Luc Besson ressemble parfois à un enfant gâté devenu chef d’entreprise à qui on ne doit pas dire non et qui demande de l’amour en retour, son intérêt pour la BD a toujours été sincère. On ne peut que saluer le fait qu’il se soit donné les moyens pour porter les aventures de Valérian et Laureline à l’écran. A part lui, personne d’autre en France ne possède la capacité artistique ET économique nécessaire à un tel pari. Et une adaptation par Hollywood (qui ne s’est jamais privé de piller depuis longtemps les classiques de la BD européenne) n’aurait sans doute pas abouti à un meilleur résultat, au contraire. Malgré toutes ces réserves (d’un lecteur de la bande dessinée originale), souhaitons à Besson et son film de rencontrer le succès. Car le grand public va y trouver un grand divertissement qui n’a pas à rougir devant les blockbusters américains actuels. Et espérons que de nouvelles générations de lecteurs découvrent la série dessinée pour les emmener loin, à travers l’espace et le temps.

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Valérian - l'Ambassadeur des Ombres

Publié par : nico nsb | juillet 21, 2017

Bain de soleil

Nice, France !

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Photos : Nicolas NSB-2017

Publié par : nico nsb | juillet 17, 2017

Adieu Martin Landau

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Il y a des périodes comme ça. Après un grand réalisateur du cinéma fantastique, on apprend la disparition d’un grand acteur qui a très souvent fréquenté le cinéma de genre.

Martin Landau - MissionImpossible-Cosmos1999

Martin Landau (1928-2017), c’est un visage que vous avez forcément déjà vu puisqu’il a tourné un nombre impressionnant de films. Cinéma, télévision, productions prestigieuses ou petits nanars sympathiques, il semble avoir tout joué. Martin Landau était évidemment populaire grâce à son rôle du commandant John Koenig dans la série TV ‘Cosmos 1999‘, mais aussi la série ‘Mission:Impossible‘. Il était à l’affiche de ‘La Mort aux trousses‘ d’Hitchcock (1959), du ‘Cléopâtre‘ (1959) de Manckiewicz, de ‘Nevada Smith‘ avec Steve McQueen (1966), ‘Tucker‘ de Coppola (1988), ‘Crimes et délits‘ de Woody Allen (1989)… jusqu’à son interprétation inoubliable de Bela Lugosi dans le ‘Ed Wood‘ (1995) de Tim Burton. Un grand est parti.

Martin Landau - Cleopatra

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Martin Landau - Ed Wood-01

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Martin Landau - Crimes et délits

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Publié par : nico nsb | juillet 17, 2017

Adieu George Romero

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Les films et les séries TV à base de zombies qui pullulent actuellement lui doivent beaucoup (tout ?). Il n’était pas que le réalisateur d’un seul genre, mais il s’est retrouvé coincé dans l’horreur par la faute de financiers frileux.

Zombie - affiche_France

« Quand il n’y a plus de place en enfer, les morts reviennent sur terre »

Le cinéma de George A. Romero (1940-2017) se distingue sans problème de la concurrence par son regard critique sur la société de consommation et les injustices sociales. L’ironie y trouvait sa place. Avec Romero, les morts-vivants n’étaient pas juste la chair à cannon qu’ils sont devenus par la suite dans de nombreuses productions, puisque malgré la terreur et le dégout qu’ils inspiraient, on pouvait s’attacher à ces rejetés de l’enfer.  Adieu George.

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Romero - Night of the Dead-01

Romero - Day of the Dead-01

Day of the Dead - 01

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Land of the Dead - Asia Argento

George Romero - 01

Publié par : nico nsb | juillet 13, 2017

Quelques films d’été

The Girl with all the gifts - 01

L’été est la saison des blockbusters américains. Gros divertissements pour se détendre et se rafraîchir dans les salles de cinéma. Mais lorsque le programme ne propose que des suites/remakes/reboots, le spectateur est en droit de rechercher d’autres horizons. Ca tombe bien, il y a actuellement des alternatives intéressantes. Quelques exemples vus et appréciés :

Entre deux rives - affiche

Du côté de la Corée (du sud), Kim Ki-duk revient avec ‘Entre deux rives‘, drame où un pêcheur nord-coréen relevant ses filets est entrainé par le courant, franchit la frontière et accoste malgré lui au sud. Aussitôt arrêté par les Gardes-côtes, il est interrogé sans ménagement par les services de sécurité afin de déterminer s’il est ou non un espion. Le réalisateur (découvert à l’Etrange Festival de Paris il y a quelques années déjà) avait déjà abordé le thème de la frontière avec ‘The Coast Guard‘ (2002). Avec un budget serré, Kim Ki-duk parvient à émouvoir avec le destin tragique de cet homme pris dans un engrenage absurde, impitoyable et sans fin, tout en renvoyant dos à dos les deux pays dans leur obsession sécuritaire et sans fermer les yeux sur le régime nord-coréen.

Entre deux rives - 01

Sans Pitié - affiche

Corée toujours avec ‘Sans Pitié‘ de Byun Sung-Hyun (Cannes 2017, hors compétition), film policier suivant l’infiltration d’un jeune agent dans la mafia. Histoire de manipulations, d’amitiés et de trahisons, où la frontière entre le bien et le mal vole en éclat, et qui se distingue par son interprétation sans faille. Le « tarantinesque » qui s’étale en haut de l’affiche n’était vraiment pas indispensable.

Sans Pitié - 01

Sans Pitié - 03

Sans Pitié - 02

Le Caire Confidentiel - affiche

Autre film policier, ‘Le Caire Confidentiel‘ de Tarik Saleh raconte le déroulement chaotique d’une enquête la veille de la révolution égyptienne de 2011. Une chanteuse est retrouvée assassinée dans un hôtel de luxe. Une femme de chambre a vu le tueur et, menacée de mort, prend la fuite. L’inspecteur Noredine (impeccable Fares Fares) est chargé de l’affaire. Bien qu’il ne soit pas vraiment un policier honnête (quelques billets par-ci, par-là, prélevés chez les commerçants et les indics du quartier), il finit par s’accrocher à cette histoire que tout le monde veut classer et cherche à retrouver la jeune africaine témoin du meurtre. Film courageux qui dénonce la corruption d’un système, le machisme et le racisme ordinaire (les travailleurs soudanais sont traités comme des esclaves), le réalisateur n’a pas pu tourner en Egypte et a du déménager toute son équipe au Maroc. On devine que le budget de cette coproduction était serré, mais la mise en scène parvient à restituer cette enquête dans son contexte historique et l’illusion est parfaite.

Le Caire Confidentiel - 01

Le Caire Confidentiel - 02

The Girl with all the gifts - affiche

Direction la Grande-Bretagne avec ‘The Girl with all the Gifts‘ de Colm McCarthy. Il s’agit d’un film d’horreur dans la lignée des ’28 jours plus tard’ et ’28 semaines plus tard’. Entre film de zombies et d’infectés, ‘The Girl with all the Gifts’ (retitré pour la France par un autre titre anglais ‘The Last Girl-celle qui a tous les dons‘, montrant une fois de plus la stupidité -et le contresens !- de certains distributeurs) se révèle être une adaptation officieuse du classique de la littérature fantastique ‘Je suis une légende‘. Le célèbre roman de Richard Matheson a enfin droit à une « adaptation » fidèle à son propos (les vampires sont remplacés ici par des infectés, mais le fond est respecté), bien loin du révisionnisme scandaleux de la version officielle avec Will Smith (‘Je suis une légende’ de Francis Lawrence, 2007). L’histoire : dans une base militaire en état d’alerte permanente, des enfants sont maintenus en captivité et subissent des expériences. La jeune Melanie (étonnante Sennia Nanua) se distingue du groupe par son intelligence et une grande vivacité d’esprit. Mais ces enfants ont été infectés par un virus qui peut les changer en bêtes féroces à la moindre stimulation… Les morts-vivants, les infectés et les vampires, c’est comme les super-héros : ils ont envahi tous les écrans, petits et grands, jusqu’à la nausée. Bonne nouvelle, ‘The Girl with all the Gifts‘ se distingue du lot sans problème par son scénario, ses personnages et leur interprétation puisque le casting comprend Gemma Arterton, Glenn Close et Paddy Considine. Le réalisateur explique dans ses interviews qu’il a du se débrouiller avec un budget limité. Ce qui ne l’a pas empêché de donner une certaine ampleur à son film, qui ne se réduit pas à un film d’intérieur, et à s’entourer d’une équipe talentueuse. Petit film formidable à découvrir sans attendre, ‘The Girl with all the Gifts’ n’est malheureusement sorti que sur un petit nombre de salles de cinéma en France. Mais on peut le trouver ailleurs…

E.G.+NSB+O.L.A.

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Publié par : nico nsb | juillet 12, 2017

Le son du soir : Ghost in the Shell

Le Ghost est dans le vinyle !

Ghost in the Shell - LP+7+booklet

La bande originale de l’animeGhost in the Shell‘ (de Mamoru Oshii, 1995) est enfin éditée, et pour la première fois, en vinyle. C’est le label suisse We Release Whatever the Fuck We Want Records qui s’est chargé du travail, et ils n’ont pas fait les choses à moitié. Pressage excellent, le son est restitué dans toute sa richesse (nouveau master sans aucun doute) si bien qu’on a l’impression de découvre la musique de Kenji Kawai pour la première fois, alors qu’on la connait par coeur ! Vous pouvez oublier la précédente édition CD.

La BOF est disponible en édition simple ou limitée. Dans l’édition limitée, on trouve un disque vinyle noir glissé dans une très belle pochette (avec un bandeau blanc sur le côté gauche) où le titre est pressé à la feuille d’alluminium. En bonus, le label ajoute un 45t./7″ inédit comprenant la chanson J-Pop du générique de fin (un titre en face A), elle aussi signée Kawai. Enfin, un livret de 24 pages complète la musique avec des illustrations tirées du film et des textes en anglais. On peut ainsi y lire les témoignages des principaux artisans du film, un commentaire track by track du compositeur, en enfin un entretien entre Kenji Kawai et Mamoru Oshii revenant sur leur collaboration.

L’édition standard et l’édition limitée de ‘Ghost in the Shell‘ sont disponibles un peu partout, notamment chez l’éditeur :

http://wrwtfww.com/album/ghost-in-the-shell-original-soundtrack

 

Ghost in the Shell - LP+7+booklet-a

Ghost in the Shell - LP+7+booklet-b

Publié par : nico nsb | juin 18, 2017

Le son du soir : Eric Serra

Bien qu’il ne signera pas la bande originale de ‘Valérian’, Eric Serra est un collaborateur incontournable du cinéma de Luc Besson. En 1997, les deux compères se retrouvaient pour ‘Le Cinquième Elément‘, film de science-fiction mêlant la comédie et l’aventure, un rafraîchissement totalement inédit alors dans le cinéma français et qui fonctionne toujours aujourd’hui.

Eric Serra - le Cinquième Elément-2LP

La musique du film n’était encore jamais sortie au format vinyle. C’est à présent chose faite grâce aux Américains de Mondo. ‘The Fifth Element‘ d’Eric Serra vient de paraître dans une excellente édition « 20th anniversary reissue » de deux disques 180gr couleurs, pochette ouvrante, avec des illustrations originales (Shan Jiang) de toute beauté et parfaitement en accord avec l’esprit BD du film (Mézières & Christin, Moebius). Son et pressage sans faute. Un régal !

Eric Serra - le Cinquième Elément-2LP-c

Eric Serra - le Cinquième Elément-2LP-b

Publié par : nico nsb | juin 8, 2017

LUCIO FULCI : le livre ultime ?

Fab Press - Beyond Terror-02

2017 est une année chargée pour tous les fans du regretté Lucio Fulci (1927-1996). Alors que vient d’arriver l’édition restaurée et remplie de bonus de ‘La Longue Nuit de l’Exorcisme‘ (‘Non si sevizia un paperino’, 1972) chez le Chat qui Fume (coffret blu-ray+2dvd+livret), et qu’Artus Films s’apprête à se lancer prochainement dans la haute définition avec des blu-rays de ‘L’Enfer des Zombies‘, ‘L’Au-Delà‘ puis ‘Frayeurs‘, c’est un gros livre dédié à l’oeuvre de ce cinéaste italien qui est annoncé.

 

L’éditeur anglais FAB Press va en effet rééditer dans une version revue et augmentée ‘Beyond Terror : the films of Lucio Fulci‘ de Stephen Thrower, beau livre consacré à Lucio Fulci. Pour soutenir cette réédition, une campagne de financement participatif est actuellement active sur la plateforme Indiegogo, permettant d’acquérir ce livre dans une version luxueuse et limitée. Campagne couronnée de succès puisque l’objectif initial à largement été dépassé en quelques jours seulement ! Au programme : édition hardback (couverture cartonnée rigide), glissée dans un étui/coffret solide reprenant l’aspect du livre d’Eibon (le fameux livre maudit de ‘L’Au-delà’), 440 pages de textes et de nombreuses illustrations n&b et couleur, 4kg environ, avec un dvd+livret (all zone) des bandes annonces de tous les films de Lucio Fulci et d’autres contreparties selon l’option choisie. Beau livre, édition exclusive et donc un peu chère (compter environ 100 euros pour la France, l’éditeur faisant un effort sur les frais de livraison), la campagne pour le pré-commander se termine le 28 juin. Encore trois semaines, ce qui veut dire que d’autres contreparties sont susceptibles de s’ajouter à celles déjà en place.

https://www.indiegogo.com/projects/fab-press-beyond-terror-lucio-fulci-book-dvd-cinema-horror/x/16805162#/

Fab Press - Beyond Terror-01

Book sampler

Fab Press - Beyond Terror-03

On a plusieurs fois parlé de FAB Press sur ce blog à propos de la grande qualité de leur travail. Même chose pour Stephen Thrower, musicien et historien du cinéma qui a publié en 2015 ‘Murderous Passions : the délirious cinema of Jesus Franco-volume one‘, magnifique ouvrage de référence sur l’oeuvre de Jess Franco. Du coup, le travail sur la réédition augmentée de ‘Beyond Terror…’ a un peu retardé la parution du second volume de ‘Murderous Passions’ annoncé par l’éditeur Strange Attractor pour la fin d’année ou début 2018. Bref, avec toutes ces belles choses il est temps de faire des économies et de réviser son anglais.

E.G.+NSB

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Lucio Fulci - 03

Publié par : nico nsb | juin 5, 2017

Le son du jour : Yasmine Hamdan

Yasmine Hamdan - 01

Icône au moyen-orient (elle est née au Liban), Yasmine Hamdan a été révélée sur la scène internationale grâce au projet Yas et l’album ‘Arabology’ (2009) produit par Mirwais, puis avec le film de Jim Jarmusch ‘Only lovers left alive’ (film médiocre mais bande originale fabuleuse). En 2015 elle collabore avec le Japonais DJ Krush sur l’album ‘Butterfly Effect’.

Yasmine Hamdan - Al Jamilat

Son nouvel album ‘Al Jamilat‘ (« les magnifiques ») est sorti en mars. Disponible partout, en téléchargement, CD et vinyle. Et à écouter en boucle.

LA BADEN (Until later) « You’re crusty, you’re being grumpy. I pissed you off I know you are angry. hey, don’t get nasty, don’t get touchy. Postpone it, will you? Until later. Later. Let’s talk about it later. Ok, I’m being silly I misbehaved. I confess I took it out on you forgive me. hey, don’t get upset Don’t be moody. Postpone it, will you? Until later. Later. Let’s talk about it later. »

Yasmine Hamdan - 02

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