Publié par : nico nsb | novembre 30, 2008

Revue de Presse 06 – par Estelle G.

Fin Novembre.

L’hiver est en avance d’un bon mois. C’est le moment idéal pour rester au chaud avec un livre, un bouquin ou un magazine à porter de main.

vendredi-13-a

Commençons avec le « Plus fort du Cinéma », Mad Movies donc, qui consacre sa couverture au remake de Vendredi 13. A l’intérieur, une rétrospective sur cette série mythique qui a sans doute mal vieilli. Tout le monde connait le fameux masque de hockey de Jason, quand aux films… un remake ne peut pas leur faire grand mal. De relecture hollywoodienne il en est déjà question pour le film de vampire ‘Let the Right One In/Morse‘. Pas encore à l’affiche en France, ce film suédois à déjà beaucoup fait parler de lui dans de nombreux festivals dédiés au genre. D’ailleurs son réalisateur, Tomas Alfredson, décrit avec humour cette première expérience internationale : « Dans le pire des cas, on peut arriver à destination après un voyage de dix heures via divers modes de transport, atterrir dans une chambre d’hôtel sans vie, s’asseoir sur un lit comme Bill Murray chez Sophia Coppola. Personne ne vous dit quoi faire ni où aller. Le soir, vous êtes invité à une fête en l’honneur du fabricant automobile qui sponsorise l’évènement. Vous finissez dans un coin avec un snack au bacon bien gras dans une main et un verre de vin imbuvable dans l’autre, comme un idiot timide qui porte un badge à son nom. » Dure la vie d’artiste ! On croirait cette scène de tragi-comédie tout droit issue d’un film de son compatriote Roy Andersson. Le parcours de l’Américain Victor Salva (‘Jeepers Creepers’…) est lui beaucoup moins drôle. Dans l’entretien-carrière qu’il a accordé à Mad Movies il évoque ses débuts de cinéaste, ses démélés judiciaires (condamnation et prison) et l’hypocrisie d’Hollywood (peu importe votre passé, du moment que vous rapportez de l’argent, quitte à ce qu’on vous regnie le lendemain), mais aussi le soutient inconditionnel que lui a apporté Francis Ford Coppola. Extrait de ce témoignage-vérité : « J’étais une personne très différente à l’époque, j’ai commis des erreurs et ai fait du mal à certaines personnes, j’ai donc été incarcéré. Cette expérience aurait pu me détruire, mais c’est le contraire qui s’est produit, car j’ai appris à me connaître. Quand je suis allé en prison, Francis m’a dit que j’allais ressortir en étant un artiste encore meilleur. Tout le monde a coupé les ponts avec moi à l’époque, sauf Francis, alors que la situation était embarrassante pour lui aussi. » Comme chaque mois, on retrouve dans le magazine la fameuse Mad Séquence qui analyse ce mois-ci une scène de ‘Wolfen‘ (1982), mettant en lumière le bon usage du steadicam dans la mise en scène. Puis nous trouvons en fin de ce numéro un portrait d’une légende du fantastique, le producteur Val Lewton (‘La Féline’, ‘Vaudou’…).

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L’autre mensuel dédié au fantastique, à savoir l’Ecran Fantastique, consacre un dossier à la nouvelle version du ‘Jour où la Terre s’arrêta‘. Keanu Reeves s’y déclare être un fan de science-fiction depuis l’enfance, ce que prouve largement sa filmographie. Affection pour les écrivains Philip K.Dick, William Gibson et pour le personnage de Wolverine. Reeves entend exercer son métier d’acteur le plus simplement possible, reconnaissant que « aller à la première d’un film et devenir soudain le centre d’intérêt des spectateurs et des photographes n’est pas une chose « normale ». » Pratiquant quotidiennement le yoga, il souhaite revenir prochainement au théâtre. En attendant, et au sujet du film, il définit les différences d’interprétation de son personnage, le célèbre Klaatu, dans les deux versions. Deux époques (les années ’50 de la Guerre Froide, et les années 2000) pour deux visions d’une même histoire. Mais aussi une évolution différente des personnages principaux. Keanu Reeves ayant personnellement participé à l’écriture du script, il est en mesure de confirmer que l’esprit du film de Robert Wise (1950) a bien été préservé, tout comme la fameuse phrase légendaire : « Gort Klaatu Barada Nikto. » Le film sort en salle le 10 décembre. Plus loin, l’Ecran Fantastique annonce le lancement des Nuits Fantastiques au Forum des Images, à Paris, dès le 6 décembre prochain. Avec au programme de ce premier rendez-vous : ‘Freaks‘ de Browning et ‘Santa Sangre‘ avec la présence de Jodorowsky.

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Chronic’art ouvre son numéro de novembre avec quelques mots de Jean-Pierre Dionnet, éjecté de la collection Asian Star (ce qui confirme ce qu’on redoutait depuis quelques temps déjà). Mais l’homme a suffisamment de ressource et de passion pour rebondir ailleurs. Dossier cinéma consacré au magnifique ‘Two Lovers‘ de James Gray, très beau film d’une finesse d’écriture tout dans les petits détails, les non-dits et magistrale leçon de cinéma. Encore une fois. Tout le travail de l’auteur Américain est passé au crible. Et l’analyse est complétée par un entretien par mail et clavier où James Gray reconnait son intérêt pour « le cinéma américain des années 70, et sur les films asiatiques et européens des années 40 aux années 70. » Pendant ce temps, Joaquin Phoenix annonçait, par téléphone et aux Inrockuptibles son intention d’arrêter de faire l’acteur pour se consacrer à la musique. Durs les rendez-vous en période de promotion ! Et les actrices alors, elles font tapisserie pour ces messieurs de la critique ?!!

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Cinérotica, nouveau rendez-vous mensuel consacré au cinéma français érotique et pornographique, apporte quelques heureuses modifications avec son second numéro. En effet la couverture s’affiche sur papier glacé et les pages intérieures gagnent également en épaisseur. Le numéro 1 faisait un peu « fragile » dans sa conception pour le premier volet d’une encyclopédie à concerver. Et du coup les photos noir et blanc et les affiches en couleur en sortent magnifiées. Du beau travail ! Au programme du n°2 : les années 50, l’éclosion du mythe Brigitte Bardot et le Volume 2 du dictionnaire avec les fiches techniques et la critique de titres comme la série des ‘Angéliques’, ou bien encore ‘l’Arrière-Train sifflera 3 Fois !’, ‘Auto-Stoppeuses en Chaleur’ (avec Brigitte Lahaie et Richard Allan), et autre ‘Bachelières en  Chaleur’ (décidément !).

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Pour terminer, certains magazines sont proposés avec un dvd. En novembre, Mad Movies propose le très bon slasher ‘Alice Sweet Alice‘. Tandis que pour ‘Hot Vidéo‘, c’est l’avant-dernière production de John B.Root ‘Ludivine‘, bon x français qui suit un tournage mouvementé dans les paysages superbes de la Corse. On y trouve les angoisses de son réalisateur (panne d’inspiration, pertinence de tourner des pornos scénarisés…) et la bonne humeur de son casting (Mégane, Cécilia Vega, Phil Holliday, Francesco Malcom…).

E.G.

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Alice Sweet Alice‘ (1976) – trailer vo

Ludivine‘ Interview Mégane + extrait making of

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Two Lovers‘ de James Gray

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