Publié par : nico nsb | janvier 5, 2011

2011 commence avec une petite bombe dans les kiosques – par Estelle G.

Début d’une nouvelle année, cortège de bons voeux à tout ceux qu’on aime, bonnes résolutions…

Et drôle de surprise que de découvrir ce matin en une du nouveau numéro des inRocKuptibles l’ex-hardeuse Yasmine. Une Yasmine tout d’abord méconnaissable sans le maquillage de ses films, le regard fixé droit vers l’objectif/le lecteur. Une Yasmine au naturel, sans sourire artificiel. Et le titre de la couverture annonce clairement ce choix : ‘La révolte d’une hardeuse‘. Dans les pages de l’hebdo culturel, l’ancienne pornstar déballe tout ce qu’elle a sur le coeur à propos de l’industrie du X, évoquant ses conditions de travail chez Dorcel, le statut de Dorcel Girl, celui d’une femme (femme musulmane en plus) faisant du cul… Yasmine parle franchement d’argent, de chirurgie esthétique, des pièges, des pressions, et des magouilles. Des pratiques qu’on pensait/espérait d’un autre âge. Si la maison Dorcel n’est pas épargnée, Yasmine prend cependant la défense de Hervé Bodilis, réalisateur qui « réunit les meilleurs conditions de travail« . En revanche, Hot Vidéo/ »Chiottes Vidéo » en prend plein la gueule et ce n’est pas la première fois qu’une actrice attaque ce magazine. Article à lire en ligne sur le site des Inrocks ici.

On retiendra de cet entretien courageux, mené par Philippe Vecchi (ancien producteur du Journal du Hard sur Canal+), sans langue de bois promotionnelle, l’écoeurement d’une actrice qui assume ses goûts et ses choix, mais dénonce les dérives d’une industrie finalement semblable à n’importe quelle autre : uniquement orientée vers le profit immédiat. Ces propos amers sont cependant illustrés de photos (signées Gyslain Yarhi) où Yasmine apparaît comme une jeune femme forte, fragile mais déterminée, en tout cas plus belle que jamais. Puisque nous sommes en période de voeux, on lui souhaite plein de bonnes choses, comme par exemple de rencontrer des Steven Soderbergh (Sasha Grey), des John Waters (Traci Lords), un Gaspar Noé… ou même un Jean Rollin. S’il peut exister un après-porno pour celles et ceux qui y ont travaillé, ce n’est pas un chemin facile. Il y a le regard des autres, celui de la société avec ses valeurs et l’hypocrisie qui l’accompagne (tout le monde regarde ou a regardé du X). Mais le regard c’est comme tout : ça se construit. Et ce témoignage ne doit pas faire oublier la diversité qui existe dans le porno, comme l’ont prouvé récemment et avec talent Ovidie et Jack Tyler avec leurs ‘Histoires de Sexe(s)‘ (lire article ici). On ne peut que déplorer par contre les commentaires moralistes et faux-culs qui suivent l’article de l’hebdo.

E.G.

(Modification du 17/01/11) Un droit de réponse de Katsuni vient d’être publié sur le site des Inrocks. A lire ici.

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