Publié par : nico nsb | mai 17, 2012

Cannes 2012 – Jour 1 : de Marineland à New York

Première séance du Festival avec le nouveau film de Jacques Audiard tourné en grande partie sur le département. Après ‘Un Prophète‘ et l’univers carcéral, Audiard a décidé d’aller s’aérer, de prendre l’air et la lumière, et de retrouver un personnage de femme au premier plan. Dans ‘De Rouille et d’Os‘, Marion Cotillard forme avec Matthias Schoenaerts un couple tragique que tout oppose.

Rencontre d’univers différents : thème au choeur des précédents films du réalisateur. Ici l’histoire est celle d’une dresseuse dans un parc aquatique victime d’un terrible accident et d’un jeune père au bord de la marginalité, adepte des sports de combat. La confrontation de ces deux personnages donnent à l’écran de magnifiques moments de cinéma, notamment autour du handicap et d’une vie à réinventer. Audiard et ses acteurs font des merveilles.

On peut être par contre plus réservé à propos du scénario. Plusieurs intrigues s’entremêlent, pas toutes indispensables (on aurait préféré s’intéresser de plus près aux personnages principaux avec, par exemple, le rapport aux animaux marins ou les combats de free fight). Et surtout le recours au mélodrame (dispensable) est trop systématique, prévisible. On voit venir à l’avance le drame et ses effets. Les personnages sont comme condamnés d’avance à vivre le pire. Si bien qu’il y a eu des huées à la fin du film.

Quittons Cannes et le Marineland d’Antibes pour New York avec ‘Woody Allen : a Documentary‘ de Robert Weide, sélection Cannes Classics. Il s’agit de la version cinéma (1h53) d’un documentaire américain sur l’oeuvre et la vie de Woody Allen. Très bon film qui retrace toutes les grandes périodes de l’acteur/réalisateur, avec ses succès et ses creux, le scandale familial, ainsi que son renouvellement artistique avec la rencontre de la divine Scarlett Johansson au début des années 2000 qui donna lieu à une belle collaboration sur trois films. Vu que ce docu s’intègre à la série American Masters, il nous tarde de découvrir sa version intégrale (pour la télévision et le dvd) d’une durée de 3h30, comme le précisait son réalisateur, afin de mieux approcher le travail de ce grand névrosé partagé entre une vision comique et tragique de la vie.

 

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