Publié par : nico nsb | mai 15, 2015

Cannes 2015 : Fureur et douceur sur la Croisette !

FURY ROAD     

Jeudi 14 Mai

     La 68e édition du Festival de Cannes a démarré ce matin dans le bruit et la fureur de Max-le guerrier de la route ! Retour tant attendu et craint à la fois. ‘MAD MAX : Fury Road‘ (sélection officielle-hors compétition, projeté en vostf mais pas en 3D) étant une (très) grosse production (on parle de 100 millions de dollars), il ne faut pas s’attendre au choc et à un déchaînement de violence comme les deux premiers films qui avaient révélé Mel Gibson (deux chefs d’oeuvre d’Ozploitation). Il s’agit, comme annoncé par George Miller, d’une course-poursuite impitoyable et sans temps mort de deux heures !

Mad Max-Fury Road - affiche

 Cannes 2015-NSB-008

Le réalisateur australien revient enfin à son univers de poussière et de métal rouillé pour proposer un film d’action époustouflant qui écrase tous les ‘Fast & Furious’ ! Le scénario est réduit au minimum, mais il prend la peine de présenter de nombreux personnages et il est même permis d’espérer une ou des suites à cette nouvelle aventure de Max Rockatansky. Car ‘MAD MAX : Fury Road‘ n’est ni un remake, ni un reboot et encore moins un prequel, mais bien une nouvelle aventure (rythmée par les mêmes fondus au noir) de cet ex-flic errant sur les routes d’un monde de feu et de sang qui nous pend au nez, un monde où l’humanité s’est auto-détruite pour la possession du pétrole et de l’eau, et où règne la loi du plus fort. Une claque visuelle d’un grand visionnaire sachant ne pas abuser du numérique, un spectacle barbare célébrant les territoires ravagés, ainsi que les véhicules et les costumes les plus fous. Si la musique de Junkie XL ne fera pas oublier le compositeur Brian May (pour mémoire : pas le guitariste de Queen, l’autre, l’Australien celui qui signa les BOF des deux premiers Mad Max), côté comédiens par contre Tom Hardy enfile avec un naturel stupéfiant le blouson de Mel Gibson. La relève est assurée ! Tandis que Charlize Theron impose avec conviction son personnage de Furiosa. Mad Max, c’est depuis le début un monde plongé dans le chaos et la violence dans lequel les hommes et les femmes se débattent pour survivre. Pas de héros ni de gloire ici, juste des survivants qui essaient de chercher une raison de vivre, de retrouver leur humanité. Bonne nouvelle donc : George Miller est de retour et en très grande forme ! ‘MAD MAX : Fury Road‘ est à découvrir sans attendre sur grand écran.

Mad Max-Fury Road - 02

Mad Max-Fury Road - 04

FURY ROAD

Cannes 2015-NSB-030

George Miller est heureux d’être à Cannes : « Avec Mad Max, pas de problème pour circuler ni se garer. »

Conférence de Presse 'Mad Max : Fury Road'

G.Miller & Tom Hardy, Conférence de Presse ‘Mad Max : Fury Road’

Charlize Theron, belle belle belle lors de la conférence de presse 'Mad Max : Fury Road'

Charlize Theron : belle belle belle

Cannes 2015 - AN-affiche

     Séance suivante, direction le Japon. La sélection Un Certain Regard proposait ‘AN‘, le nouveau film de la réalisatrice Naomi Kawase (‘Still the Water’, ‘La forêt de Mogari’, ‘Shara’). C’est ça Cannes, une richesse incomparable faite de contrastes et d’horizons très différents. De quoi faire le régal de spectateurs gourmands, sachant passer des sables brûlants de Mad Max aux portraits intimistes d’une cinéaste attachée aux traditions de son pays menacées de disparition. ‘AN‘ est la pâte de haricots rouges servies avec les dorayaki, sorte de pancake japonais. Le film raconte la rencontre entre le patron d’un petit snack de quartier, une vieille dame qui possède le secret pour faire ces excellentes pâtisseries et une collégienne. Comme à son habitude, Naomi Kawase s’attarde sur de petits détails qui transforment un quotidien banal en un événement merveilleux. La force de son cinéma tient aussi bien dans le rapport chaleureux qu’elle parvient à chaque fois à instaurer entre la caméra et ses acteurs (comédiens qui jouent parfois leur propre rôle, brouillant ainsi la frontière entre fiction et documentaire), que dans ses cadrages d’une grande précision. Son regard sur le monde, même réduit à la taille d’une gargote japonaise, devient universel sans gros effets ni moralisme. Kawase nous invite à ne pas oublier l’importance des saisons, l’importance de prendre son temps pour bien faire certaines choses, ne pas rester insensible à la magie de la nature (les cerisiers en fleur) ou à la place des aînés/des malades/des jeunes sans ressource dans nos sociétés. Ne pas se fier à l’image superficielle véhiculée par les médias (luxe et paillettes), d’une manière ou une autre, le Festival de Cannes ce sont des cinéastes connecté au monde présent.

Cannes 2015 - AN-01

Cannes 2015 - Notre Petite Soeur-affiche

     Le Japon étant une terre de cinéma très accueillante, restons-y pour le film suivant présenté cette fois en sélection officielle et en compétition. Il s’agit de ‘Umimachi Diary/Notre petite soeur‘ de Hirokazu Kore-Eda (découvert à Cannes avec le bouleversant ‘Nobody Knows’). Alors que les spectateurs étaient installés dans la grande salle Lumière du Palais des Festivals, la montée des Marches était retransmise sur l’écran (sans les commentaires abrutissants de Canal+) ce qui nous a permis de découvrir la beauté des quatre actrices principales du film, présentes dans la salle avec le réalisateur. L’histoire : lors des obsèques de leur père, trois jeunes femmes font la connaissance de leur demi-soeur d’une quinzaine d’années dont elles ignoraient l’existence. L’adolescente étant désormais orpheline, elles lui proposent de venir habiter la maison familiale qu’elles occupent. Kore-Eda et ses comédiennes racontent ici la complexité des relations familiales, la place que chacun/chacune y occupe. Un cinéma sensible doux-amer que l’on peut sans doute rapprocher de Ozu. Mais l’ennui s’installe malheureusement durant une bonne partie de ces 2h08. Petite déception donc.

(Photos iPhone : Nicolas NSB)

Cannes 2015 - Notre Petite Soeur-01


Responses

  1. ça donne envie d’aller voir Mad Max qui sera en salle à Rabat semaine prochaine

    • Salut mon Jeannot. J’ai revu une seconde fois ‘Fury Road’ en salle et en 3D. Tu vas te régaler !


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