Publié par : nico nsb | mars 4, 2017

Un printemps méchamment bon au ciné

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Le printemps est pratiquement là. Et dans les salles de cinéma, la météo affiche un grand soleil rayonnant avec des tas de bons films à découvrir. Ca ne concerne pas spécialement le cinéma français (pas de quoi être « raid dingue » ni « rock’n roll »), encore que ça peut changer dans quelques jours.

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Petite sélection de la semaine. C’est le cinéma américain qui écrase tout actuellement, en qualité du moins, avec le retour en grande forme de M. Night Shyamalan et son ‘Split‘ offrant de bons gros frissons grâce à un scénario qui tient en haleine jusqu’au bout, à l’interprétation de James McAvoy et la jeune Anya Taylor-Joy, grâce enfin à une mise en scène inspirée et une fin qui ouvre sur des perspectives plus qu’alléchantes. Pour les amateurs d’art, ‘John Wick : chapter 2‘ vous entraîne dans la visite musclée de quelques musées prestigieux entre New-York et Rome, où les ruines antiques, les oeuvres classiques et l’art contemporain sont repeints au gros rouge qui tâche. Eclater des crânes et des tibias, ça laisse des traces qui partent difficilement au lavage. On croise au passage de vieilles connaissances du cinéma qui fait du bruit que l’on a plaisir à retrouver le temps d’un verre (Peter Stormare, Ian McShane, Laurence Fishburne et même Franco ‘Django’ Nero). Avec ce second chapitre, Keanu Reeves fout la honte au gros Vin Diesel (pourtant très intéressant chez Ang Lee) en mouillant réellement le maillot dans cet enchaînement ininterrompu de bastons et fusillades qui font mal. Tandis que le réalisateur Chad Stahelski aligne des scènes d’actions toujours lisibles (on sait toujours qui fait quoi, où et comment), jamais lassantes ou répétitives car filmées avec imagination, tout en développant un univers de BD sombre et aux règles bien définies. Disons-le carrément : on tient là l’équivalent US du ‘Raid 2’ (2014) indonésien de Gareth Evans. Avec en plus un humour pince-sans-rire jouissif, comme par exemple lors d’une fusillade au milieu d’une foule où il s’agit d’éliminer l’adversaire le plus discrètement possible et sans faire de victimes innocentes.

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Enfin, le coup de coeur de la saison est arrivé. Après ‘Wolverine : le combat de l’immortel’, ‘Logan‘ confirme tout le bien que l’on pensait de la collaboration entre le réalisateur James Mangold et Hugh Jackman. ‘Logan’ est tout simplement ce qu’on a fait de mieux dans le film répétitif de super-héros depuis la trilogie Dark Knight. Ce genre très commercial a tout à gagner en faisant appel à un auteur motivé. Là encore il s’agit d’un film très violent, pas destiné à un large public (et c’est heureux), avec une vision particulièrement pessimiste de l’Amérique de 2029. James Mangold délaisse la débauche d’effets spéciaux pour se concentrer sur son histoire et ses personnages. Pas de destruction du monde ici. Ou plus exactement la destruction est déjà en cours, lentement mais surement, au fil des saisons. Ici la poussière envahit tout, ailleurs les pluies torrentielles se succèdent, tandis que la société se déshumanise toujours plus… Des drames se sont produits dans un passé récent, dont on ne sait pas grand chose mais que l’on devine en découvrant Logan et le Professeur Charles Xavier (Patrick Stewart) dans un triste état. Le ton choisi est adulte et réaliste : on meurt pour de vrai dans ce monde. Les mutants sont pourchassés et exploités à des fins militaires ; ils ne sont absolument pas considérés comme des sauveurs mais comme des outils (le film est un anti-Avengers). La frontière (thème de nombreux westerns) est très présente dans le film. Zone de violences et de détresses. La franchir dans un sens ou dans l’autre est une question de vie ou de mort. Ce qui fait des « mutos » des êtres hors normes, leurs pouvoirs, est aussi la source de leur malheur. La différence n’a rien de cool ni de super-héroïque. Et lorsqu’une enfant croise la route des anciens X-Men, jeune mexicaine en fuite (Dafne Keen), un nouvel et ultime combat se prépare. Mais c’est aussi et surtout l’émotion qui apparaît dans cet univers particulièrement désespéré. Et ‘Logan‘ n’a alors pas besoin d’une scène post-générique pour être bouleversant et remarquable.

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Ce mois de mars promet du lourd avec l’adaption du manga et des animes ‘Ghost in the Shell‘, peut-être ‘Kong : Skull Island‘ (mise à jour 8/03 : en fait c’est un gros nanar), ‘The Lost City of Z‘ et le français ‘Grave‘ dont toute la presse cinéma parle. Pas de doute, le ciné c’est mieux sur un grand écran que sur un smartphone ! Et pour apprécier le spectacle, il vaut mieux éviter de regarder les dernières bandes annonces qui précèdent une sortie (ex : ‘Alien-Convenant’ et ‘Les Gardiens de la Galaxie 2’).

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