Publié par : nico nsb | octobre 13, 2019

Les 25 ans de l’Etrange Festival

Etrange Festival - 2019-01

Festival incontournable suivi depuis quelques années, la 25ème édition de l’Etrange Festival s’est tenue du 6 au 15 septembre dernier. L’occasion de reprendre contact avec Paris, ville toujours un peu plus chère, ville sublime et laide par certains aspects. Comme d’habitude l’E.F. 2019 se déroulait dans le confortable Forum des Images, proposant des prix attractifs comme par exemple cette formule « l’étrange carte 10 films » à 57€. De quoi se faire, le temps d’un gros week-end, une cure de cinéma garantie sans trace de Disney à l’intérieur. Petite sélection :

First Love - 01

     Le premier film nous embarque pour le Japon. Quel est le dernier film de Takashi Miike vu en salle ? Ca doit bien remonter à son remake de ‘Hara-Kiri’ (2011) tourné et projeté en 3D dans un festival. De nombreux artistes disparaissent des circuits de distributions classiques et ne sont plus accessibles que grâce à des manifestations telles que l’E.F. Il y a une bonne dizaine d’années, Miike a pourtant connu une belle exposition en salle et en vidéo grâce à des passionnés comme Jean-Pierre Dionnet, à Studio Canal, Pathé, Wild Side, HK Vidéo… La première découverte donc est ‘First Love‘, également présenté en mai dernier à la Quinzaine des Réalisateurs à Cannes. L’histoire d’un jeune boxeur et d’une jeune fille prostituée de force par un clan de yakuzas. Rien ne prédestinait ces deux vies à se croiser, jusqu’à ce qu’un gangster aux dents longues décide de doubler son propre clan, avec la complicité d’un flic ripou et en y mêlant une triade chinoise… ‘First Love’ est une série B tournée caméra à l’épaule dans les rues animées d’un quartier populaire de Tokyo, pleine d’action et d’humour. Une séquence musclée se déroule dans un supermarché et le réalisateur à la bonne idée de nous faire visiter tous les accessoires utiles pour dégommer son adversaire armé d’un gros calibre ou d’un sabre. Autant dire que les murs vont être repeints en rouge, sans intervention du rayon peinture ! Un Miike en très grande forme, entre film de yakuza et adaptation de manga, et qui sait terminer son film par un beau plan tout simple où l’émotion passe grâce à des personnages attachants.

First Love - 02

Vivarium - 01

     Dans ‘Vivarium‘, un jeune couple londonien, Gemma (Imogen Poots) et Tom (Jesse Eisenberg), à la recherche de leur première maison accompagne un vendeur au visage étrange dans un nouveau quartier résidentiel. La maison témoin semble idyllique, mais la visite prend une tournure bizarre lorsque l’agent immobilier disparait subitement. Les jeunes gens décident alors de renter en ville. La voiture démarre, tourne au coin de la rue… pour se retrouver devant la maison témoin ! Nouveau tour du pâté de maisons, mais les voilà à leur point de départ. Rien à faire, impossible de trouver la sortie ! Toutes les rues et les bâtiments se ressemblent. La nuit tombe et la voiture tombe en panne d’essence ; le couple est forcé de rester dormir dans la maison témoin. Au matin, Tom et Gemma découvrent qu’ils sont prisonniers d’un gigantesque labyrinthe à ciel ouvert. Le rêve pavillonnaire devient un enfer ! Ce qui débute comme une comédie absurde vire au cauchemar existentiel. A peine débarqués dans la vie active, ces deux jeunes gens sont prisonniers d’une routine de vieux couple. La satire est sadique mais savoureuse. Et un jour un bébé est déposé devant leur porte avec un mot : « occupez-vous de lui et vous serez libres ». Qui se cache derrière cette mauvaise blague ? Ceux qui sont derrière cette parodie de réalité sont-ils seulement humains ? Du Philip K. Dick pur jus. Un film à l’humour noir qui va vous faire réfléchir avant de pousser la porte d’une agence immobilière…

Vivarium - 02

Adam's Apples - 01

     Le danois ‘Adam’s Apples‘ de Anders Thomas Jensen (2005) fait partie de la sélection « 25 ans/25 choix ». Adam est un néo-nazi. Un vrai de vrai, tout en muscle, avec crâne rasé, tatouages et portrait du petit moustachu dans son sac de voyage. Adam sort de prison et pour sa réinsertion il doit effectuer un séjour chez un pasteur convaincu de la bonté de l’Homme. Comme projet de réinsertion, Adam décide par provocation de préparer un gâteau avec les pommes du jardin de l’église. Le pasteur le prend au mot et se réjouit de cette preuve de bonne volonté. Mais le destin ou le Ciel va s’en mêler, multipliant les obstacles pour entraver ce projet (des vers dans les fruits, puis une invasion de corbeaux). Comme si l’arbre au milieu du jardin ne devait pas être touché par la main des mortels. Grand éclat de rire du festival et magnifique découverte ! Mads Mikkelsen (dans le rôle du père Ivan) et Ulrich Thomsen (Adam, vu aussi dans ‘L’Enquête-the International’) sont fabuleux ! Ils incarnent deux caractères opposés, deux conceptions de la vie différentes, l’un étant le miroir inversé de l’autre dans ses valeurs humaines. Comédie irrésistible mais aussi réflexion sur le sens de la vie, de la nature humaine. Cette rencontre qui vire à la confrontation des convictions va bousculer l’un et l’autre dans leurs certitudes.

Strange Days - 01

     « 25 ans/25 choix » toujours avec ‘Strange Days‘ (1995), le cyber thriller de Kathryn Bigelow qui évoque le passage à l’an 2000 dans une histoire de violences policières (thème que Bigelow reprendra avec son récent ‘Detroit’). Le scénario, co-écrit par James Cameron, glisse un peu de science-fiction avec son héros brisé (Ralph Fiennes), ex-flic de Los Angeles accro aux souvenirs enregistrés qu’il revend comme des doses de drogues. Un casque sensible aux ondes cérébrales permet en effet d’enregistrer une expérience vécue, de la stocker et de la partager avec un tiers. Cette technologie mise au point par l’armée et détournée est devenue une drogue virtuelle aux effets puissants puisqu’elle vous permet de vivre à la première personne des moments de vie intenses (partie de jambes en l’air, sports extrêmes…). Ce qui fait le succès du dealer, jusqu’au jour où il récupère cette fois l’enregistrement d’un meurtre raciste impliquant les forces de l’ordre. Le début des emmerdes alors que la ville est en ébullition, entre émeutes urbaines et célébration du nouveau millénaire. Il va lui falloir l’aide d’une femme forte (Angela Bassett, géniale) pour remonter la pente et peut-être éviter l’explosion de la cité des anges… Le film vieillit bien grâce à sa réalisation nerveuse en particulier lors des scènes de rues bondées. Le point faible vient par contre du scénario très bavard et explicatif, avec ce classique monologue de fin où le « méchant » met à plat sa machination pour ceux qui n’ont pas suivi, ce qui alourdit toujours la narration. La réalisatrice s’empare à chaque fois d’un genre avec brio. Après le film de vampires, le policier, puis le film de guerre. Kathryn Bigelow parvient toujours à transcender son matériau de départ. Dans sa carrière elle n’a commis qu’une seule faute de parcours, le très mauvais ‘Le poids de l’eau’ avec pourtant de bonnes comédiennes mais aussi le pachidermique Sean Penn (un signe). Mais ça c’était en 2000 et depuis elle a réalisé ‘Démineurs’, ‘Zero Dark Thirty’ et ‘Detroit, des « petits » chefs-d’oeuvre du cinéma américain. Vivement la suite.

Strange Days - 02

Strange Days - Bigelow-Cameron

Come to Daddy - 01

Come to Daddy‘ :  Elijah Wood interprète un jeune homme très à la mode, comme l’attestent ses vêtements de marques et son smartphone plaqué or. Un accoutrement urbain en total décalage avec cette région forestière en bordure d’océan où il débarque. Il a fait tout ce voyage pour retrouver son père, vieil homme bourru, dont il est sans contact depuis le divorce de ses parents. Des retrouvailles traitées sur le ton de la comédie décalée tant les deux personnages sont dissemblables et semblent ne rien avoir en commun. Le jeune branché délicat évoluant dans le monde de la musique fait face à un vieux baroudeur (l’excellent Stephen McHattie) qui vit seul dans cette maison au bord de l’océan. Mais ce type est-il réellement son père ? A partir de ce twist, le film prend une autre direction beaucoup moins surprenante et s’écarte un peu de l’humour qui fonctionnait si bien, pour un thriller plus conventionnel. Dommage.

Santa Sangre - 01

Santa Sangre‘ : Présentation du film par le grand Alejandro Jodorowsky qui fête cette année ses 90 ans (grosse actu de rééditions de ses BD chez les Humanoïdes Associés). Bon anniversaire à lui ! Cet artiste total avance péniblement sur la scène, mais dès qu’il prend la parole, alors on retrouve l’énergie incroyable et la passion de la vie de  l’incomparable franco-chilien ! Jodo est là et bien là !!! Et dans le cadre des 25 ans de l’Etrange Festival, il est un invité privilégié évident. Une première soirée lui fut consacrée sous la forme d’une séance de psychomagie, suivie de la projection de son film mal aimé ‘Le Voleur d’Arc-en-ciel’ dans une version remaniée. Les chanceux qui ont pu assister à cet évènement ont du se régaler. L’autre soirée fut donc la projection de ‘Santa Sangre‘ (1989), une production Claudio Argento (le frère de Dario) et qui à l’origine devait être un giallo. Bien évidemment Jodorowsky allait profondément changer ce projet et en faire une oeuvre personnelle, reprenant certes quelques éléments des thrillers italiens (meurtres de femmes à l’arme blanche), mais de façon détournée, réarrangée selon sa sensibilité. Au final cela donne un drame horrifique poignant, un poème surréaliste sur des personnages blessés par la cruauté de la vie. Les personnages : Phoenix et la douce Alma se sont connus enfants dans un cirque, au Mexique. Une effroyable tragédie les a séparé. Lorsque nous les retrouvons adultes, il ne sait pas aimer les femmes, tandis qu’Alma, sourde et muette, est effrayée par la brutalité des hommes qu’elle côtoie dans un quartier misérable. Cette histoire est celle du difficile parcours de leurs retrouvailles afin de guérir leurs douleurs de l’enfance. ‘Santa Sangre’ illustre le concept de l’art comme geste de guérison cher à Jodo, adepte de la psychomagie.

Santa Sangre - 02

Santa Sangre - 03

Lillian - 02

     Retour à la compétition internationale avec le film autrichien ‘Lillian‘, d’Andreas Horvath, présenté à la Quinzaine des Réalisateurs en mai. Adapté d’un fait réel, c’est l’histoire incroyable d’une jeune femme sans ressources devant quitter les USA après l’expiration de son passeport. Lillian décide de rentrer en Russie à pied, en traversant le territoire nord américain jusqu’en Alaska et le Détroit de Béring ! Le road movie est un genre qui raconte un parcours initiatique, où un personnage traverse de grands espaces pour aller à la rencontre de lui-même. Ici, le parcours ressemble plutôt à une désintégration, un chemin de croix douloureux et éprouvant pour Lilian comme pour les spectateurs. Pas de psychologisme. Le personnage principal ne parle pas, tout passe par la puissance des images (paysages sauvages magnifiques) et du son. Et par l’interprétation de l’actrice Patrycja Planik qui se donne à 200% (tournage en extérieur par tous les temps, sans maquillage). La nature apparait comme étant aussi splendide qu’indifférente et cruelle envers les créatures qui la traversent. Le réalisateur montre une Amérique loin des grandes villes, peuplée de fondamentalistes religieux opposés au droit à l’avortement, méfiants avec les étrangers, probables électeurs de Trump, mais aussi des gens secourables et possédant des valeurs humaines réelles tel ce Shérif qui va à la rencontre de Lillian sur la route. Qui est cette jeune femme ? Quelle est son histoire ? On n’en saura pas beaucoup plus, le personnage conserve tout son mystère et parvient cependant à captiver le spectateur. Ce film est une expérience éprouvante à découvrir impérativement sur grand écran et avec un son puissant.

Lillian - 01

Police Story - 01

     Après un drame aussi oppressant que ‘Lillian’, une petite récréation est plus que bienvenue. La voici avec la projection en copie restaurée de ‘Police Story‘ (1985), co-réalisé par et avec le bondissant Jackie Chan. Le film était présenté par un Mathieu Kassovitz intarissable, peut-être sous « inspiration », si bien que même en arrivant un peu en retard vous n’aviez encore rien loupé du film. Kasso ventait à juste titre ce film d’action à l’ancienne, où les cascadeurs pouvaient risquer leur vie pour un plan, contrairement à aujourd’hui où les écrans verts se sont imposés dans toutes les grosses productions. Il faut reconnaitre que le numérique à outrance vide les films de vie, de vérité. Kassovitz fait référence aux films de super-héros, mais aussi sans doute à son « ami » chauve qui tourne des films rapides et furieux sans transpirer… Bref, ‘Police Story‘ c’est une autre époque et ce qui se passe à l’écran a réellement eu lieu, comme le montre le making-of qui sert de générique de fin. Cascades à gogo, fusillades, courses-poursuites et scènes de comédie un peu débiles made in Hong Kong, où Jackie Chan donne la réplique à Brigitte Lin et à une toute jeune Maggie Cheung. Les gars et les filles s’éclatent et le public en redemande. Autre temps, autre époque, c’était bien avant la rétrocession de HK au pouvoir communiste chinois…

Police Story - 03

Police Story - 02

Métal Hurlant - 01

     On continue les festivités avec le double programme rendant hommage à la génération Métal Hurlant. Etait diffusé en première partie le moyen métrage ‘Blood Machines‘, délire visuel de SF psychédélique impressionnant réalisé par le duo « Seth Ickerman » et leur petite équipe de passionnés. Production sincère, gros travail visuel mais le recours à trop d’effets spéciaux finit par faire ressembler cet essai à une longue bande-annonce de jeu vidéo. Il parait qu’il y avait des décors réels, mais devant le résultat à l’écran on peut en douter avec la débauche d’effets numériques. Et le scénario est le gros point faible, incompréhensible sauf aux initiés. Et on peut regretter que cette petite production française soit tournée directement en anglais. La grande salle 500 était pleine de fans ayant participé au financement du projet. Public de geeks enthousiastes devant une femme nue volant dans l’espace (plan inspiré d’un célèbre poster anglais pour le film ‘Lifeforce’ de Tobe Hooper ?) sur une musique composée par Carpenter Brut. Mais quand vous ne partagez pas du tout cette joie collective, vous vous sentez bien seul. D’ailleurs une grosse partie du public quitta la salle après la projection de ‘Blood Machine’, indifférente au reste de la soirée. Pourtant le second programme ne proposait rien de moins que le cultissime ‘Métal Hurlant‘ (1981), film d’animation à sketches canadien, s’inspirant/pillant le revue française de BD de science-fiction Métal Hurlant (on aura noté l’absence dans la salle de Jean-Pierre Dionnet, ce qui n’est pas un hasard vu qu’il était présent au Forum des Images). C’est toujours un plaisir que de revoir ces petites histoires plus ou moins reliées entre elles autour d’une pierre maléfique traversant le temps et l’espace, même si l’animation a beaucoup vieilli et la qualité des dessins varie d’une histoire à l’autre. Par contre, l’affiche du film (Moebius a-t’il été consulté ?) est toujours aussi monstrueusement splendide !

Bliss - 02

     Il y a une fin à tout et pour bien terminer ce séjour à l’Etrange Festival, il faut choisir attentivement son dernier film. Allez, on tente une nouveauté : ‘Bliss‘, film d’horreur américain réalisé par Joe Begos. Bonne pioche ! Dezzy est une artiste peintre en manque d’inspiration. Elle doit livrer une commande qu’elle n’a même pas commencé. Son agent refuse de lui faire une nouvelle avance d’argent, tandis que son proprio réclame le loyer impayé. Pour évacuer le stress, Dezzy rejoint une amie pour une virée dans les rues de Los Angeles. Concert de rock indus dans un bar où les verres s’enchaînent, nouvelle drogue testée chez un dealer, l’alcool coule à flot, les murs commencent à tourner. Puis la jeune femme finit la nuit dans un plan à trois avec sa meilleure amie et son mec. Sexe, drogue, alcool, rock’n roll et… drogue et alcool. Au matin, elle a une méchante gueule de bois et se met à peindre. La toile est juste un fond rouge ténébreux, paysage abstrait. Quelque chose s’est enclenchée. Mais bien vite Dezzy ressent un malaise physique et une panne d’inspiration, et réclame une nouvelle dose de drogue et d’alcool. Nouvelle virée, nouveaux délires. La peinture commence à prendre forme, une sorte de monticule de corps hurlants, mais le manque est de plus en plus intense et douloureux. Et il y a ces flashs qui reviennent la hanter. Il semble que ses fréquentations nocturnes ne fassent pas couler que des bières, mais aussi pas mal de sang. Dezzy ne parvient plus à distinguer le réel de ses hallucinations… ‘Bliss‘ est une variation autour du thème du vampirisme, une plongée cauchemardesque dans le monde de la nuit fait d’addictions en tout genre. C’est aussi un vrai film d’horreur où le sang gicle abondamment (on rejoint et on dépasse le Miike). Mais ce qui distingue ce film de beaucoup d’autres c’est sa mise en scène. Le réalisateur filme son actrice principale Dora Madison (méchante performance qui crève l’écran) en pellicule 16mm pour donner du grain à son image saturée de bleu et de rouge. On craignait la petite sensation branchouille de festival, vendue comme étant un essai esthétique entre Gaspar Noé et Abel Ferrara, ce que le film est, mais ‘Bliss‘ se distingue de ces références et parvient à exister par lui-même. Débauche de couleurs et de gros sons agressifs, à découvrir dans une bonne salle. Une nouvelle vision ne sera pas de refus.

Bliss - 01

Bliss - 03

http://www.etrangefestival.com//2019/fr

Fin de festival. Beaucoup de belles choses découvertes ou revues dans de bonnes conditions. Il ne s’agit ici que d’un tout petit aperçu de ce que la programmation pouvait proposer pendant 12 jours ! Ainsi, pas vue la carte blanche de JP Dionnet et loupée la dédicace de son livre ‘Mes Moires’, pas vus non plus les courts métrages, les documentaires, le nouveau montage de ‘Irréversible’…

Lors des présentations de chaque séance (précédée du superbe générique Etrange Festival), ce qui revenait souvent dans les propos des invités et des animateurs c’est le manque de diversité alarmant dans les films proposés dans les salles de cinéma. C’est en effet un constat que peut faire chaque spectateur attentif. L’empire Disney ne cesse de s’étendre (Disney, Lucasfilm, Marvel, 20th Century Fox…), les plateformes de streaming se développent vite (Netflix, Amazon Prime, FilmoTV, Disney+, Apple TV+…). L’offre de films et de séries n’a jamais été aussi importante, et pourtant cette abondance s’accompagne d’une uniformisation des productions. Ne choquer personne (ex. : ne pas irriter le marché chinois), ne pas aborder certains sujets, représenter toutes les minorités. Il s’agit d’être progressiste, jusqu’à l’absurde comme le faisait remarquer Jean-Pierre Mocky, en 2013, dans le fameux entretien de deux heures accordé à l’émission Mauvais Genres sur France Culture (podcast toujours disponible en ligne). L’Etrange Festival, comme d’autres manifestations, lutte modestement contre cette tendance. Longue vie à lui !

Maintenant, après toutes ces réjouissances, le festivalier a du sommeil à rattraper et il lui faut mettre à jour l’onglet « pin-up » en haut de la page de ce blog.

Bliss - 04


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