Publié par : nico nsb | décembre 15, 2016

Nom de code : ‘Rogue One’

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Ne pas regarder les nouvelles bandes-annonces qui se succèdent, ne rien lire depuis des mois se révèle payant pour bien apprécier un film très attendu. L’information est omniprésente, il convient donc de la canaliser pour ne pas être déborder et préserver l’effet de découverte sur un grand écran. En voici un bon exemple, à vous lectrices et lecteurs de ce blog de revenir par ici APRES avoir vu le film.

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     ‘Rogue One : a Star Wars story‘ est donc enfin sorti. Premier jour, première séance le rendez-vous était pris ! Le premier spin-off de la saga fait habilement le lien entre la prélogie et la trilogie imaginées par George Lucas. On y retrouve l’univers visuel, les enjeux, certains personnages emblématiques, et même les thèmes que Lucas développa dans sa prélogie particulièrement décriée (le tout numérique vieilli mal) mais dont les enjeux politiques restent forts. Le ton est assez sombre et adulte ; ce nouveau film ne s’adresse pas à de jeunes enfants tout en restant grand public. On aurait pu rêver d’un grand film de guerre sauvage et violent situé dans la mythologie Star Wars, mais Lucas s’est toujours adressé au plus grand nombre, et en l’état le résultat de ce nouveau film est très satisfaisant. Après la chute de la République, la rébellion existe mais de manière éclatée. En effet plusieurs groupes de combattants ennemis luttent à leur manière contre l’Empire de Palpatine, certains tombant dans un extrêmisme sans issue, tandis que les autres essaient de recruter des forces vives tout en cherchant une stratégie efficace dans ce rapport de force qui leur est défavorable, surtout depuis la découverte d’une nouvelle arme terrible pratiquement achevée : l’Etoile Noire. La frontière entre le bien et le mal devient floue. Monde de chaos. Un chaos qui ressemble à notre actualité. Entre la région irako-syrienne et Star Wars-Rogue One, il y a de nombreux points communs… Et c’est une prise de risque audacieuse qu’il convient de saluer. 

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Raconter une histoire parallèle à celle des Jedi et de la famille Skywalker pour éclairer un épisode évoqué dans le film original (l’épisode IV de 1977), voilà une idée géniale parfaitement traitée à l’écran ! Tous les acteurs sont convaincants, à commencer par Felicity Jones qui tient le rôle de Jyn Erso, rebelle malgré elle. Et les surprises ne manquent pas, comme l’absence de générique déroulant (on peut le regretter d’ailleurs), la structure du scénario (des flashbacks dans un Star Wars ? une nouveauté bienvenue et introduite avec ‘SW-le Réveil de la Force’) et le retour de vieilles connaissances comme un certain gouverneur impérial apparu en 1977. Peter Cushing est ressuscité de manière particulièrement réaliste et troublante : le trucage numérique passe sans problème (un peu moins pour Leia) !!! Gareth Edwards soigne sa mise en scène, il illustre admirablement le scénario de cette mission suicide. Même s’il ne parvient pas à transcender son sujet (grosse production Lucasfilm/Disney ultra encadrée) comme Denis Villeneuve avec ‘Premier Contact’, le résultat donne envie de revoir ce film. Quant à la musique de Michael Giacchino, elle est efficace mais sans génie (qu’aurait pu proposer Alexandre Desplat si on lui en avait laissé le temps ?), et se montre parfois trop présente.

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Rogue One‘ est donc un spin-off réussi et très divertissant, mais sans pour autant atteindre les sommets de la saga. Le risque évident qui menace Star Wars est bien la saturation des fans (surtout ceux de la première heure) avec la nouvelle trilogie, les films indépendants et la suite prévus par Disney qui ne souhaite pas s’arrêter après le 9e film… Pour l’instant on n’en est pas encore là, mais la menace du trop plein n’est pas une « menace fantôme ». Quel avenir pour la saga SW ? Après le choix d’acteurs prestigieux (tout comme dans les Marvel), les scénarios sont l’élément crucial pour maintenir l’intérêt des spectateurs du monde entier friands d’histoires mythologiques se déroulant dans les étoiles. Mais peut-être que le prochain pari à relever par Disney/Lucasfilm serait de savoir recruter de grands réalisateurs sans les faire fuir. Rêvons un peu. Pourquoi ne pas travailler avec des David Fincher, des Denis Villeneuve et autres Christopher Nolan ? Le cinéma américain n’est pas aussi figé qu’on le dit souvent. Même au sein de blockbusters on peut trouver de films ayant une vision d’auteur. Il n’y en a pas des masses mais on en trouve, l’histoire d’Hollywood le prouve. Alors pourquoi pas dans un prochain SW ?

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Responses

  1. Un film Disney où les héros meurent à la fin…

    • Oui tout arrive. Mais n’oublions pas que Disney a produit par le passé des films assez sombres : ’20 000 lieues sous les mers’, ‘Le Dragon du Lac de Feu’, ‘Le Trou Noir’… Dans les classiques de l’animation, le ‘Blanche-Neige et les septs nains’ est toujours aussi terrifiant. Et puis il y a la mort de Han Solo tué par son propre fils. Comme quoi Disney n’est pas qu’une grosse machine sans âme ; mélange complexe d’industriel et d’artistique.

      • Je confirme pour Blanche-Neige en revanche, je n’ai plus trop de souvenirs pour les 2 autres.
        Il est vrai aussi que j’ai oublié Han Solo tué par son fils. Disney s’est donc bien adapté (pour le moment) à la saga SW !


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