Massive Attack était hier soir de retour sur scène à Marseille (le Dôme). Formation au complet (3D, Grant Daddy, Horace Andy). Grand show, comme nous l’ont habitué les gars de Bristol et où, au passage, Robert del Naja récupéra une bannière de l’OM lancée par un fan. Mais cette fois, ils ont recruté les services de Martina Topley Bird comme Arme de Séduction Massive, qui assurait la première partie, seule sur scène avec la complicité d’un Ninja farceur qui jouait de la majorité des instruments (sacré percussionniste). Martina s’avançait face au public, un masque blanc maquillé sur le visage, pour l’envouter de ses chansons superbement réarrangées en versions électro-acoustiques. Pour le final de ‘Too Taugh to Die‘, la belle Martina avait enfilé une guitare électrique après avoir tâté différents petits claviers. Puis elle s’en est allée, laissant la place à Massive Attack, pour les rejoindre un peu plus tard et interpréter de nouvelles chansons du groupe, ainsi qu’une fabuleuse reprise de ‘Teardrop‘. Tout cela mériterait largement un album/dvd live… Si après cette soirée, qui restera dans les mémoires des fans (j’en connais qui s’en mordent les doigts d’avoir louper ça), nous avons pu entendre de nouveaux titres, le mystère demeure encore quant à la nature du nouvel album à paraitre. En tout cas, sur scène, c’est bien Martina qui capte toute l’attention, reléguant -avec charme et élégance- un peu au second plan Horace Andy et les autres.
Notre Agent du Maroc vient de rédiger un rapport ultra-top-secret-confidential sur les salles de cinéma populaires (les “cinémas médina”). Une ambiance particulière qui nous avait bien plu lors d’un précédent voyage, avec plein de film Bollywood à l’affiche, dont le superbe ‘Veer-Zaara‘ projeté en version originale sous-titrée en arabe et en français (approximatif, mais plein de charme). A lire sur le blog de Notre Agent :
L’animatrice et DJ Britannique Mary Anne Hobbs revient avec une troisième compilation, ‘Wild Angels‘ (Planet Mu Records). Nouvelle livraison éclectique d’electronica, dans toute sa richesse et sa diversité.
Si l’actualité cinématographique n’est pas très excitante ces temps-ci, la musique se porte elle très bien.
Sortie cette semaine d’une réédition Deluxe 2CD du premier chef-d’oeuvre signé Tricky, le somptueux et enfumé ‘Maxinquaye‘. L’industrie du disque, dans ses moments de lucidité, mérite qu’on salue son travaille de dépoussiérage de certains bijoux qui sommeillent dans ses vastes archives. Ainsi, on a pu récemment apprécier par exemple les rééditions des Beatles, des Cure, de Siouxsie and the Banshees… On peut être beaucoup plus critique avec le ‘Maxinquaye‘ Deluxe Edition. Le premier CD présente donc l’album original remasterisé. Mais en comparant l’édition 2009 et celle de 1995, on peine à entendre une différence. Le son est très bon, mais c’est le même. Passons au second disque, celui des inédits, Faces B, remixes… Le fan de Tricky trouve 12 titres proposant des mixes alternatifs d’époque jamais édités ou carrément de nouvelles versions 2009. On retient notamment un remixe musclé de ‘Black Steel‘ (le ‘Been Caught Steeling mix‘). Mais une seule face B semble avoir été retenue, la relecture drum’n bass de ‘Brand New You’re Retro‘ par Alex Reece, issue du EP 4 titres ‘Pumpkin‘. Et c’est tout. Le fan conservera donc précieusement les maxi singles de 1995. Nous sommes loin d’avoir affaire à une definitive edition comme on peut le lire dans le livret. Et c’est là que les choses s’aggravent. En effet, le livret de 1995 se présentait sous trois volets à déplier, où s’étalaient photos, extraits des lyrics… un ensemble de collages à l’image de l’album. Le livret de 2009 est réduit lui à deux volets, et la qualité de l’ensemble laisse grandement à désirer : impression désagréable de photo-copiage, photos réduites de tailles, recadrage… un vrai massacre si bien que la pauvre Martina Topley-Bird, posant assise en costume à côté d’un Tricky en robe de mariée, est carrément coupée de la dernière page !!! Hop, tu dégages !
Rappelons qu’il s’agit d’une Deluxe Edition, une definitive edition même, c’est Universal-Island Records qui le dit !!! Hors, même les credits originaux font les frais de ce travaille de cochon. On peut lire ainsi que les vocaux sont de Tricky et de Martina, excepté sur ‘Pumpkin‘ où apparaissait Alison Goldfrapp (avant la sortie du premier album de Goldfrapp). Et sur ‘Suffocated Love‘ qui chante ? Le livret de 1995 annonçait une certaine Ragga (voix de diva proche de Shara Nelson sur le premier Massive Attack). Et bien en 2009, même sort : tu dégages des credits ! Et n’oublions pas le CD d’inédits, dont on à tout intérêt à se méfier de la datation. Il y a plusieurs titres présentés comme étant des ‘Rough Monitor mix‘, mais la date de production (présente uniquement sur le CD) annonce au choix 2009 ou 1995. Même doute quand à la paternité de ces versions. C’est Tricky qui les signe ou quelqu’un d’autre ? Pour certains titres, c’est précisé, pour d’autres le mystère demeure. Gros malaise donc.
On pinaille, peut-être (environ 19 euros, quand même), mais à quoi bon sortir une réédition baclée alors que l’industrie musicale est en crise ? En plus de ça, et pour arranger l’image des grandes maisons de disques (Universal en tête), la fonction “intégration” des vidéos de Tricky visibles sur Youtube est désactivée ! Pas de clips de Tricky sur les blogs des fans.
Bref, après ce coup de gueule, une édition réservée uniquement aux fans complétistes, avec les réserves mentionnées. A suivre, pour la fin du mois de novembre, Tricky meets South Rakkas Crew, une sélection de 10 titres issus de l’album ‘Knowle West Boy‘ revue et corrigée à la sauce ragga/digital dance hall. A sortir chez Domino Records. Quant à Martina Topley-Bird, on va la retrouver très prochainement (Marseille !) sur scène, aux côtés de Massive Attack !!! Ca promet d’être énorme.
L’association Regard Indépendant ouvre ce soir ses ‘11e Rencontres Cinéma et Vidéo‘, à Nice. Nous y serons. Au programme, beaucoup de choses intéressantes, notamment des programmes Super-8, une nuit du cinéma (avec ‘La Bête Aveugle‘ de Masumura, mais aussi un Friedkin), des performances d’acteurs, de la musique… Et la projection samedi soir de ‘I Love Paris‘, exercice de tourné-monté en Super-8 noir et blanc de Nicolas NSB (grand merci à Jean).
C’est entendu, tous les garçons du coin seraient prêts à vendre leur âme au Diable pour Jennifer. C’est la bombe du lycée ! Un véritable monstre de puissance sexuelle qui s’apprête à dévorer toute la ville de son insatiable appétit, comme le montre parfaitement une séquence magnifique où Jennifer (Megan Fox) nage nue dans un lac et s’avance menaçante face caméra. La Belle et la Bête incarnées dans un corps auquel rien ni personne ne résiste. Sauf qu’ensuite le film ne va pas plus loin que le simple règlement de compte entre chipies. Car que ce soit avant ou après sa mort, elle demeure la même séductrice-prédatrice, avec juste l’ajout d’une pointe de fantastique à la justification pas très convaincante. On reste surpris du peu d’inspiration de la scénariste et de la réalisatrice. Des filles qui parlent aux filles, pour aboutir à pas grand chose. Et le spectateur déçu par tant de promesses non tenues, ne peut s’empêcher de penser à une autre cheerleader d’une autre petite ville américaine, une certaine Laura Palmer. Tout comme Jennifer, Laura est une “presque vierge” sacrifiée par sa ville (Twin Peaks) et dont le corps va servir à raconter non seulement son histoire mais aussi celle de ses voisins, ainsi que d’autres secrets tapis dans la forêt. Même disparue, elle continue de hanter les couloirs de son lycée. Tandis que Jennifer, bien que revenue des bois, ne change finalement pas grand chose à l’emploi du temps de sa classe. Aucun mystère, le bal de fin d’année aura bien lieu avec son insupportable rock indé.
Chouette, il pleut aujourd’hui sur les bords de la Méditerranée ! Et dans les rues tout le monde tousse et éternue en coeur. Mais pas de panique, “relax… it is shining“.